14 juin 2012

Présentation de l’éditeur
Et si Dieu n’était pas ce vieux sage barbu que tout le monde imagine ? Comment réagiriez-vous si vous découvriez que votre destin est entre les mains d’un adolescent prénommé Bob, aux mœurs légères, égocentrique et à qui le sort du monde importe peu ? La mère de Bob a gagné la Terre lors d’une partie de poker réunissant plusieurs dieux, mais ne voulant pas s’en occuper, elle l’a confiée à son fils qui créé le monde en à peine six jours par manque de motivation. Et puis il rencontre Lucy, une humaine, dont il tombe follement amoureux. Et quand l’amour vient frapper à la porte de Bob, on peut être sûr que les catastrophes sur terre vont s’enchaîner…
Mon avis
Dieu est un ado qui s’appelle Bob. Bob a l’autorité suprême et a d’énormes pouvoirs, mais Bob est aussi un adolescent comme les autres, et même pire que la moyenne. Bob est paresseux, capricieux, libidineux et égoïste au possible. C’est une personne détestable alors qu’il s’agit du protagoniste principal, et on a pitié des autres protagonistes qui gravitent autour de lui. Eck, l’animal de compagnie de Bob, est particulièrement attendrissant.
C’est assez culotté de la part de Meg Rosoff de mélanger religion et adolescence avec toutes ses dérives possibles. Peut-être que les plus fervents croyants seront choqués des provocations : la météo suit l’humeur de Bob, les prières envoyées ne sont pas écoutées et les vœux pas réalisés, le ciel est constitué de dieux joueurs de poker, roublards et portés sur la boisson, leur action ressemble à une mauvaise gestion d’une entreprise (la Terre) en perdition. Finalement, est-ce que Dieu est là pour ses ouailles ou n'en a-t-il rien à faire?
Le langage est franc et cru, surtout au début du roman. On parle de sexe sans tabou. L’utilisation du terme derechef m’a tout suite fait reconnaitre le traducteur de l’ouvrage (qui avait aussi traduit la saga Twilight entre autres ^^), cela m’amuse de voir ce mot si identifiable.
Ce roman va dérouter plus d’une personne. Je n’ai sûrement pas saisi l’entièreté du message (ou de la dénonciation) exprimé par l’auteur, mais le roman a le mérite d’être atypique et détonnant dans les romans young adult d’aujourd’hui.
Pour vous faire une impression, vous pouvez lire les premières pages ICI

Présentation de l’éditeur
Laura Brown était une adolescente insouciante, jusqu'à la Grande Tempête qui a dévasté l'Angleterre. Depuis, elle a dû renoncer à tout ce qu'elle aimait : jouer dans son groupe punk, prendre un bon bain chaud, discuter toute la nuit sur son téléphone portable...
Et tout cela à cause des restrictions d'énergie imposées par le gouvernement ! Désormais chacun doit gérer un nombre de points « Carbone », ce qui rend la vie infernale. Mais Laura trouve la parade : confier à son journal ses aventures tragi-comiques dans un monde qui pourrait bien, un jour, devenir le nôtre...
Mon avis
En lisant le résumé, je pensais qu’on aurait le droit à une dystopie ou du moins un roman d’anticipation assez sombre que viendrait éclairer des touches d’humour et d’espoir de la part de l’héroïne à travers son journal intime. Finalement, on se retrouve avec une héroïne horripilante, à l’image de sa famille toute entière, et un style simpliste qui ne pose pas vraiment les bonnes questions.
Laura est une héroïne totalement agaçante qui gâche tout le roman. Elle se plaint tout le temps et de tout, elle est tellement peu sympathique que je n’ai pas eu la moindre once de compassion face à ses « malheurs ».
Par contre, je pense qu’elle reflète la majorité des comportements dans la réalité. En effet, je suis pratiquement certaine que la plupart des gens agiront entre exaspération, indifférence et fraude.
C’est peut-être aussi en partie pour ça que ça m’a embêtée, parce que l’environnement est un sujet important et qu’on risque d’arriver à la même situation de rationnement un jour. Et de voir les gens s’en ficher est assez difficile à lire alors qu’on rêve plus d’absolu et de courage dans une fiction.
C’est vraiment dommage car le roman avait un bon potentiel mais est traité de manière superficielle, en s’attachant plus à l’héroïne, détestable, qu’au contexte qui méritait davantage.
















