Le monde de Francesca

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24 décembre 2013

  • Interview de Jamie McGuire sur la saga Beautiful Disaster (1ère partie)
  • Jamie1

    Jamie McGuire, l'auteur de Beautiful Disaster, était de passage à Paris en juin, et les éditions J'ai Lu qui vont publier son livre le 22 janvier 2014 l'avaient invité pour discuter avec quelques bloggeuses.

    Inutile de dire que j'étais aux anges et que j'ai pu lui poser toutes les questions que je voulais, et faire dédicacer mes livres ^^

    Voici la première partie de l'interview, spécifiquement sur les romans de lma saga Beautiful Disaster.

    « Bonjour, je m’appelle Jamie » C’est ça ? C’est tout ce que je sais dire.

    Je suis tellement contente que vous soyez venues, j’aime vous entendre parler français, c’est tellement beau. Je suis vraiment ravie de vous rencontrer toutes et d’être à Paris.

    C’est la première fois que vous venez à Paris ?

    Oui. J’ai essayé d’apprendre un peu de français avant de venir, mais ça n’a pas marché.

    Pourriez-vous vous présenter et nous dire comment vous êtes venue à l’écriture ?

    J’ai commencé quand j’étais petite, quand j’étais au primaire. Un petit garçon m’a offert un journal intime pour mon anniversaire, et j’ai donc commencé à écrire mes pensées, puis c’est devenu un journal. Ensuite je me suis mise à écrire des pièces de théâtre à la machine. Et puis il y a quelques années, ma meilleure amie m’a dit que je devrais écrire un livre, parce que j’avais un blog. Mais je ne suis pas une grosse lectrices je ne lis pas très vite. L’an dernier je n’ai lu que quatre livres. Donc je ne suis pas comme tous ces auteurs qui lisent beaucoup, ça n’a jamais été mon cas, je jouais plutôt dehors. J’étais un peu un garçon manqué, j’ai deux frères. Donc j’allais courir avec eux, j’étais toujours dehors à lancer des cailloux.

    Et puis j’ai lu Twilight, je pense que vous connaissez toutes, et je me suis dit : oh, ça je peux le faire. Et je l’ai fait. J’ai écrit un premier tome intitulé Providence. Et alors que je corrigeais Providence, j’ai commencé Beautiful Disaster mais je me disais que je n’allais jamais le publier, plutôt le garder pour moi et mes amis. Alors que je commençais à écrire le deuxième tome de la série, Requiem (la suite de Providence), j’ai décidé d’aller de l’avant et de publier Beautiful Disaster en attendant. Et il y a quelque chose qui s’est passé.

    Beautiful Disaster est l’un des premiers romans New Adult qui est sorti, pourquoi s’intéresser à des héros de cet âge ?

    Je ne connaissais rien au New Adult quand j’ai démarré, je ne me suis pas dit : je vais écrire du New Adult. J’ai écrit ce que j’aimais et j’ai créé des personnages auxquels je pouvais m’identifier. Dans Beautiful Disaster il y a beaucoup de mon expérience au lycée. Travis est basé sur un jeune homme dont j’étais amoureuse à l’université. Par exemple, la fête d’anniversaire : les joueurs de l’équipe de football américain ont organisé une fête pour mes dix-neuf ans, je n’ai pas bu autant de Tequila, mais pas mal de ces expériences sont les miennes, je les ai juste incorporées dans une fiction. On dit souvent écrivez à propos de ce que vous connaissez, et il y a beaucoup de mes expériences dans ce livre.

    Beautiful disaster est l’un des premiers romans New Adult qui ait rencontré le succès, maintenant il y a beaucoup de livres de ce style, si bien que c’est devenu une catégorie sur Amazon et il y a plein d’histoires d’étudiants tatoués qui font des combats illégaux, qu’est-ce que vous pensez de ça ?

    Eh bien c’est un compliment. Ca montre que j’ai fait quelque chose de bien et que les gens veulent l’imiter, alors je le prends comme un compliment. Après il y a des gens qui utilisent mes personnages et les mettent dans différentes histoires, parfois ça me tape sur les nerfs. J’ai envie de dire : eh, c’est moi qui ai fait tout ce travail pour développer les personnages, mais je pense que c’est un compliment. Ils veulent faire la même chose que moi, c’est comme avec Fifty Shades of Grey, il y a plein d’imitations. Chaque fois que quelque chose a du succès, les gens veulent le suivre et je pense que c’est une bonne chose.

    J’ai lu que le surnom « Pigeon » venait de La belle et le clochard, mais ne pensez-vous pas que c’est assez inhabituel ?

    Oui, quand j’écrivais le livre j’ai regardé La belle et le clochard avec mes filles, et j’ai trouvé ça trop mignon. Ca n’avait pas tellement de sens, sans doute parce qu’il chassait des pigeons, mais j’ai trouvé que c’était mignon. J’adore les surnoms, j’en ai pour mes enfants, tous mes amis, mon mari je l’appelle « Cowboy ». Tous les gens qui font partie de mon entourage ont un surnom. C’est la raison pour laquelle les personnages de mes livres ont toujours un surnom, c’est un peu mon truc.

    L’un de mes surnoms au travail est Fabio. *rires*

    C’est vrai que quand on ne sait pas, ça fait bizarre que le héros surnomme l’héroïne « Pigeon ».

    Est-ce que c’est un hasard si tous leurs prénoms commencent par T ?

    Je m’appelle Jaimie, mon frère Justin, et mes cousins Brandon et Brandy, mes autres cousins Jeff et Jonathan. C’est pareil dans toute ma famille, donc j’ai pensé pendant longtemps que c’était comme ça que ça se passait, que les frères et sœurs avaient toujours un prénom qui commençait par la même lettre. Mais aucun de mes enfants n’a la même initiale. J’ai pensé que ça leur donnerait un air plus uni, je ne sais pas comment l’expliquer.

    Est-ce que l’univers des combats clandestins est quelque chose que vous avez vu à la fac ?

    Non, ça n’arrivait pas. Ils arrivent dans ma tête.

    Avez-vous fait des recherches ou complètement imaginé l’univers du livre ?

    J’ai grandi dans une petite ville d’Oklahoma où il n’y a pas grand-chose à faire, à part ça. Nous étions tous un peu bagarreurs, donc j’ai vu pas mal de bagarres. Mon père était d’origine irlandaise est assez colérique, il a été impliqué quelques fois dans des bagarres, donc j’avais un peu d’information déjà.

    Quand j’ai lu Beautiful disaster la première fois en eBook, il avait une autre couverture, avec une fille dont la bouche était pleine de vers. Qu’est-ce que ça signifiait ?

    Oui, j’adorais. Ca ne voulait rien dire du tout, j’ai pensé que c’était choquant et que ça allait bien avec le livre. J’ai vraiment été surprise par les réactions. Elles étaient contrastées, comme le livre, certaines personnes me disent encore : où est-ce que je peux acheter le livre avec cette couverture parce que je l’adore. Mon amie Tamara Webber (l'zuteur d'Easy) adore cette couverture et elle me demande tout le temps pourquoi j’ai fait ça. J’ai changé la couverture seulement parce que je n’arrivais pas à trouver l’artiste pour lui demander son autorisation. Et bien sûr, quand j’ai démarré, je ne connaissais rien aux copyrights, donc j’ai cherché l’artiste et fini par trouver un groupe qui avait utilisé la même image. Je leur ai demandé s’ils connaissaient l’artiste, mais ils n’avaient pas réussi à le trouver non plus, alors ils ont juste utilisé l’image, mais je n’ai pas eu ce courage.

    Quand avez-vous décidé de réécrire le roman selon le point de vue de Travis ?

    Lorsque j’ai publié un article sur mon blog annonçant aux lecteurs que je n’allais définitivement pas écrire une suite, il y a eu pas mal de déception. Mais je ne pouvais pas, en conscience, écrire une suite, parce que j’aime les happy ends. Je n’imaginais pas une suite avec tous les problèmes qu’ils auraient à surmonter, et arriver quand même au happy end que nous voudrions tous imaginer. Je n’avais pas envie, je sentais que ça n’irait pas dans le sens que j’aurais voulu, donc j’ai juste décidé que non, je n’écrirais pas une suite. Et l’un de mes lecteurs a dit : d’accord, vous n’allez pas écrire de suite, mais pourriez-vous au moins songer à écrire l’histoire du point de vue de Travis. Et je me suis dit : oh, ça serait vraiment amusant. Donc c’est finalement la décision que j’ai prise, parce qu’un lecteur me l’a demandé et que j’ai pensé que c’était une bonne idée.

    Et saviez-vous en écrivant Beautiful Disaster ce que pensait Travis sans Abby, ou l’avez-vous su après la sortie du livre ?

    Oh bien après. Parce que j’avais gardé Beautiful Disaster dans mon tiroir pendant des années avant de le publier. Je l’ai écrit, mais je ne voulais pas le publier, et il est resté dans un fichier sur mon ordinateur pendant un an. Et quand je l’ai finalement publié, il y a eu encore un an avant que je ne commence à écrire Walking Disaster.

    Quel point de vue a été le plus facile à écrire ?

    Honnêtement, je dois dire que c’est celui d’Abby. Bien que Walking Disaster ait été plus amusant à écrire, parce que je pouvais prendre plus de liberté, j’étais dans la peau d’un garçon, je pouvais laisser libre cours au garçon manqué qui est en moi. Mais avec Abby je pouvais ressentir, en écrivant, toutes les émotions qu’elle ressentait quand elle était près de Travis, donc je dirais que c’était plus sympa.

    Est-ce qu’on peut parler du personnage de Travis, qui est très excessif, violent, jaloux, et en même temps très sensible. Et surtout il a déchaîné les passions sur les réseaux sociaux parce qu’il y a beaucoup de gens qui le trouvent violent, qui se demandent comment on peut créer un héros de roman tel que lui. Qu’est-ce que vous pensez de tout ce qui a été écrit à son sujet ?

    J’ai été surprise par les réactions négatives. Je pensais que très peu de gens allaient le lire, je n’imaginais pas que tant de gens le liraient, et qu’ils auraient des réactions passionnées, d’un côté comme de l’autre. Donc j’ai été surprise parce que je ne considère pas que Travis soit violent, je n’ai jamais fantasmé sur un personnage que je considère comme violent, c’était donc une vraie surprise pour moi. Et quand j’ai écrit Walking Disaster, j’ai eu le sentiment qu’il fallait que je le défende un peu de ce côté-là. Je suis heureuse qu’il ait déchaîné les passions, mais les gens soit l’adoraient vraiment, soit le détestaient vraiment, et ça, ça m’a surprise.

    Vous avez dit que votre livre était inspiré de votre vie, est-ce que certains de vos amis font partie de ce livre et peuvent se reconnaître, et si c’est le cas comment ont-ils réagi ?

    Shepley existe vraiment et je leur ai demandé à tous leur permission au préalable. Sauf pour celui qui a inspiré Travis, lui n’en a pas la moindre idée, et je suis presque sûre qu’il ne sait même pas que je suis écrivain. Ma meilleure amie Beth apparait dans Providence, et elle était au courant pendant que j’écrivais, Shepley savait aussi, donc ils n’ont pas vraiment été surpris.

    Dans Red Hill, la mère qui est le personnage principal a deux filles et quand j’ai décrit les filles, j’ai lu ce passage à mes filles, et c’était elles. Elles ont apprécié, elles reconnaissaient des petits traits de leur personnalité dont j’avais choisi de parler.

    Quand vous commencez un livre, est-ce que vous avez tous les personnages en tête ou est-ce qu’ils arrivent pendant que vous écrivez ?

    Certains le font. Parker, est un peu arrivé comme ça. Ryan, dans Providence, c’est un peu le Parker du livre. La plupart du temps j’ai toute l’histoire en tête mais les personnages se développent pendant que j’écris. Donc parfois certains apparaissent. Dans Red Hill il y a un personnage que je n’avais aucune intention d’inclure dans l’histoire et qui est devenu l’un des principaux.

    Vous avez une play list pour tous les livres que vous écrivez. Est-ce que vous écrivez en écoutant de la musique ?

    Oui, tout le temps. Les chansons que je mets dans la play list sont celles que j’ai écoutées en écrivant le livre. Et je pense que mes meilleures scènes, je les écris grâce à la musique. Avant j’étais plus pop/rock et maintenant j’écoute plutôt des instrumentaux. J’essaie de penser à un film, comme par exemple récemment j’ai écrit un roman avec des zombies et j’ai écouté de la musique de films d’horreur. Donc oui, j’écoute tout le temps de la musique, j’adore ça, et je pense que ça améliore vraiment les scènes quand je fais comme ça. Ca m’aide à entrer dans les personnages. Chaque fois que vous pleurez en lisant un passage d’un de mes livres, il y a fort à parier que je pleurais en l’écrivant, parce que j’ai besoin d’entrer dans la peau du personnage à ce moment-là et de ressentir ce qu’il ressent pour pouvoir le faire passer. Et c’est ce que la musique m’aide à faire.

    Et qu’avez-vous ressenti en écrivant le prologue de Walking Disaster ?

    C’était horrible. Je suis moi-même maman, et je crois que je suis un peu obsédée par la mort en général. Je pense toujours, en montant dans un avion : mince, si nous mourrons, qu’est-ce qui va se passer si... Et j’imagine toujours des scènes morbides. C’est ce que j’ai fait en venant ici, penser à ce que ça ferait s’il y avait un accident d’avion, ce que deviendraient mes enfants. Je le fais tout le temps, c’est probablement la raison pour laquelle je suis écrivain. J’ai imaginé devoir dire adieu à mes enfants de très nombreuses fois. Je suis terrifiée par le cancer, je suis obsédée par l’idée de mourir d’un cancer, ça me terrifie. Je fumais, j’ai arrêté parce que j’ai peur d’attraper un cancer.

    Donc c’est ce que je dirais à mes enfants si je devais leur faire mes adieux. J’ai demandé à une infirmière, pour qu’elle m’explique comment ils réagiraient en un tel moment, comment il faut prendre soin des enfants et de toute la dynamique familiale. Mais ç’a été une scène difficile à écrire, j’ai pleuré comme une madeleine.

    Quand est-ce que vous aurez le temps d’écrire l’histoire des frères de Travis ?

    Je commencerai l’histoire de Trent en janvier, puis j’écrirai celle de Thomas, et ça va être génial. J’ai hâte, je les ai déjà en tête, il faut juste que je les fasse sortir. L’histoire de Trent va être super, parce que Trent c’est Travis à la puissance 10, et donc ça va être vraiment amusant. Mais quand vous allez arriver à l’histoire de Thomas, vous allez dire « quoi ? ». J’ai hâte.

    Est-ce qu’on reverra Travis et Abby dans les romans à propos des frères Maddox ?

    Oui.

    Est-ce qu’on reverra America et Shepley ?

    Oui, je les aime beaucoup.

    Vous avez écrit une nouvelle pour la Saint Valentin, est-ce que vous pensez en écrire encore ?

    Oui. (A Beautiful Wedding est sorti le 10 décembre)

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     Merci Jamie McGuire et les éditions J'ai Lu pour ce super moment! Et merci à Agnès pour la retranscription!

    Dazzled par Francesca dans Jamie McGuire - 4 Messages


    Vos messages

      Encore une très belle rencontre, chanceuse va !!
      J adore Jamie et son franc parler, elle est nature.
      Et donc Travis existe

      De la part de Cel-yn, 24 décembre 2013 à 14:25 | | Répondre
      • Je serai trop curieuse de le rencontrer, mais peut être pas d'en faire mon mari dans la vraie vie lol

        De la part de Francesca, 24 décembre 2013 à 19:40 | | Répondre
    • Super interview, on attend la suite des aventures maddox alors

      De la part de Miimibou, 16 octobre 2014 à 16:46 | | Répondre
      • Merci! J'espère que Beautiful Oblivion arrivera très vite en France (l'an prochain par exemple lol).

        De la part de Francesca, 17 octobre 2014 à 16:34 | | Répondre
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