05 avril 2013

Synopsis
Un mystérieux virus a détruit toute civilisation. Les rescapés vivent dans des bunkers fortifiés, redoutant leurs anciens semblables devenus des monstres dévoreurs de chair.
R, un mort-vivant romantique, sauve contre toute attente Julie, une adorable survivante, et la protège de la voracité de ses compagnons. Au fil des jours, la jeune femme réveille chez lui des sentiments oubliés depuis longtemps… Elle-même découvre chez ce zombie différent autre chose qu’un regard vide et des gestes de momie…
Mon avis
J’avais lu le roman d’Isaac Marion (Vivants en VF) que j’avais bien aimé et dont j’avais apprécié la poésie et la réflexion philosophique de la condition de zombie, ainsi bien entendu de l’histoire d’amour impossible de R et Julie (Roméo et Juliette).
J’étais un peu sceptique concernant la bande annonce car le film semblait prendre un virage plus teenager et humoristique que ce qu’il y avait dans le livre, mais j’ai entendu de bons échos et je me suis donc décidée. Au final, j’ai passé un bon moment, très drôle et pas prise de tête, qui a confirmé mes premières impressions. Mais je fais beaucoup moins de reproches aux différences entre le livre et le film quand le film est réussi. D’ailleurs, l’auteur a confirmé cette impression sur son blog en disant qu’il avait aimé le film, qui était plus léger et comique que le livre, mais qui a gardé certains thèmes essentiels à l’histoire originelle.
C’est fou comment Teresa Palmer ressemble à Kristen Stewart à des moments, avec certains profils, et surtout dans la scène dans la maison ! J’avoue que ça m’a perturbée à des moments. J’ai bien aimé globalement les prestations de Nicholas Hoult, au teint très zombie, et de Teresa Palmer donc, qui jour une héroïne courageuse mais humaine et donc vulnérable. John Malkovitch joue un petit rôle honnête bien que vraiment secondaire malheureusement.
Ce qui m’a le plus plu est le côté humour sarcastique des dialogues. Il y a un total décalage entre les zombies supposés amorphes et sans réflexion et leurs répliques totalement modernes et drôles. J’ai eu de francs éclats de rire tout le long du film et cela donne une atmosphère légère et plaisante qui alterne avec les moments de fausse tension et de combats avec les zombies, très films de série Z.
Le film est très sympa et très drôle, à voir entre potes. La ligne principale de l’intrigue est suivie de bout en bout par le film, avec une belle scène de balcon entre R et Julie, j’ai lu le livre il y a déjà quelques temps et je ne me souviens pas de grosse modification ou oubli majeur. Je me suis bien amusée à le voir en tout cas.
A noter qu’Isaac Marion a écrit un prequel en ebook, The New Hunger, et va écrire une suite de Warm Bodies.
19 février 2013

Synopsis
Prêtes pour un nouveau départ, Sarah, récemment divorcée, et sa fille, Elissa, trouvent la maison de leur rêve, dans une petite ville rurale et coquette. Lorsque des événements alarmants et inexplicables commencent à se produire, elles découvrent qu'un secret terrifiant perturbe tous les habitants. Des années plus tôt, dans la maison d’à côté, une jeune fille a tué ses parents, puis a disparu. Seul son frère, Ryan, a survécu. Elissa rencontre le jeune homme et se sent rapidement proche de lui. Mais plus ils se rapprochent, plus les découvertes terrifiantes se mutiplient.
Interdit aux moins de 12 ans
Mon avis
Je ne connaissais le film que de nom, principalement grâce au fait que Jennifer Lawrence joue dedans. Je m’imaginais déjà un film d’horreur et flippette comme je suis, passée tout le film à sursauter et me cacher les yeux. lol En fait, il y a un aspect plus psychologique dans l’histoire.
Le film souffre malheureusement de longueurs principalement les passages d’Elissa au lycée ou avec ses camarades de classe. L’histoire autour de cela n’est qu’esquissée et ne sert pas du tout l’intrigue principale. En revanche, les moments entre Elissa et Ryan sont touchants et bien évidemment, les scènes angoissantes distillent une tension permanente. Cela marche très bien d’autant que ce n’est jamais gore et qu’il n’y a pas d’élément fantastique. Au contraire, c’est la normalité des choses qui rend tout cela encore plus déstabilisant.
C’est amusant de voir un acteur d’Ally McBeal dans le film, Gil Bellows a beaucoup vieilli par contre ! Que ce soit en adolescente devant sauver sa peau, jeune veuve folle dingue ou victime d’un assassin, Jennifer Lawrence sait élargir sa palette de rôle ! Elle a néanmoins du mal à passer pour une pauvre petite chose naïve. Bien sûr, il y a des codes qui ne sont pas dérogés avec notamment des décisions stupides… mais elle sait bien se défendre ! Bonus, elle chante plusieurs fois et a un vrai beau brin de voix ! Max Thieriot et certains personnages secondaires féminins sont bluffants et contribuent vraiment à l’ambiance tendue.
Le retournement de cerveau est complet, j’ai été totalement prise au piège d’un renversement de situation. C’est ce genre d’histoire qui nous fait repenser à tout le film une fois qu’on arrive au twist et à la fin du visionnage. C’est donc très malin et bien pensé, d’autant qu’on a toutes les explications qu’on voulait, et ce jusqu’à la dernière seconde.
Les DVD et Blu Ray sortent demain, merci Pauline et Marie pour la projection!
23 janvier 2013

Synopsis
La vie réserve parfois quelques surprises…
Patrick Solatano a tout perdu : sa maison, son travail et sa femme. Il se retrouve même dans l’obligation d’emménager chez ses parents.
Malgré tout, Pat affiche un optimisme à toute épreuve et est déterminé à se reconstruire et à renouer avec son ex-femme.
Rapidement, il rencontre Tiffany, une jolie jeune femme ayant eu un parcours mouvementé. Tiffany se propose d’aider Pat à reconquérir sa femme, à condition qu’il lui rende un service en retour. Un lien inattendu commence à se former entre eux et, ensemble, ils vont essayer de reprendre en main leurs vies respectives.
Mon avis
Le film est une vraie comédie dramatique réussie, dans le sens où il y a beaucoup de scènes amusantes par ses situations ou ses dialogues, mais qui délivrent un message plus grave en filigrane.
Les deux personnages principaux, Patrick et Tiffany, ont été esquintés par la vie et leur relation de couple, ce qui accentue quelques petits problèmes psychologiques qui sont apparus ou qu’ils avaient déjà. Alors qu’ils ont du mal à s’en sortir et embarrassent leur famille, ils se trouvent et entament une relation pour le moins détonante, entre folie, disputes, complicité et tendresse.
Leurs emportements sont assez spectaculaires et violents, les personnages étant bien interprétés par Bradley Cooper, davantage en nuances de ce qu’on attendait de lui, au vu de ses précédents rôles, et par Jennifer Lawrence, toujours aussi impeccable, tour à tour agressive, compréhensive, charmée et blessé. Elle a mérité son Golden Globes remporté il y a quelques jours pour ce rôle! Notons que leur sens du rythme et de la musique est tout à fait remarquable. ^^ En revanche, Robert de Niro déçoit de plus en plus, enfermé dans le rôle du parent un peu beauf qu’il a déjà joué dans d’autres films auparavant.
Le thème de la folie laisse davantage place à celui de la comédie romantique, plus classique, dans la seconde partie du film. C’est drôle, grave et touchant à la fois. Le duo Cooper / Lawrence fonctionne très bien, ce qui permet de passer un très bon moment de cinéma.
Happiness Therapy sort la semaine prochaine, le 30 janvier!
26 décembre 2012

Synopsis
Au lycée où il vient d’arriver, on trouve Charlie bizarre. Sa sensibilité et ses goûts sont en décalage avec ceux de ses camarades de classe. Pour son prof de Lettres, c’est sans doute un prodige, pour les autres, c’est juste un "loser". En attendant, il reste en marge - jusqu’au jour où deux terminales, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. Grâce à eux, il va découvrir la musique, les fêtes, le sexe… pour Charlie, un nouveau monde s’offre à lui.
Mon avis
On peut penser en lisant le résumé qu’il s’agit d’un film adolescent assez cliché entre les lycéens populaires et les loosers. En fait, le message du film est plus subtil que ça et l’histoire proposée est intelligente et convaincante. Stephen Chbosky, auteur du roman originel, a lui-même adapté son livre en film.
Charlie a des traumatismes après des drames qui se sont succédés dans sa vie. Il compte subir ses années de lycée et passer inaperçu mais se fait finalement des amis aussi originaux qu’attachants.
Le film est porté par une superbe bande originale qui pioche vers les vieux classiques du rock, donnant au long-métrage une patine ancienne et nostalgique, particulièrement pour les adultes dont les années d’adolescence étaient synonymes de liberté et d’insouciance. Néanmoins, les problèmes plus graves sont abordés de manière profonde. Chacun a ses failles et ses dilemmes personnels, cachés ou pas au fond de soi, ce qui rend les personnages si attachants dans leur imperfection car, le plus important, c’est qu’ils ont du cœur.
Les acteurs sont tous très bien choisis pour camper une bande d’adolescents aux personnalités bien distinctes et dont découvre peu à peu et avec stupéfaction les brèches et les secrets. Logan Lerman est une belle révélation, campant un très sympathique et fragile Charlie, et Emma Watson est excellente également, continuant à s’affranchir des années Harry Potter grâce à des choix de rôles de qualité. A noter que les deux acteurs se retrouveront dans Noé, le prochain film de Darren Aronofsky.
Le film est à l’image des adolescents, bien plus complexe qu’il n’y parait, tour à tour drôle et grave, léger et profond, une histoire sur l'adolescence, à la fois délicat et passionnant, l'amitié, la solidarité et les tourments intérieurs, portés par un casting attachant et une excellente bande son, et donnant de belles émotions.
Le monde de Charlie sort dans 1 semaine, le 2 janvier, merci Raphaël!
30 octobre 2012

Synopsis
Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d’un genre nouveau (les "Loopers") les éliminent. Un jour, l’un d’entre eux, Joe, découvre que la victime qu’il doit exécuter n’est autre que… lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille…
Mon avis
Le point de départ de Looper est assez intriguant et intéressant, il s’agit vraiment d’une histoire originale, et non une adaptation de roman, un remake ou une suite, et qui aura mis de nombreuses années avant de voir le jour. Le traitement de l’univers de l’histoire par Rian Johnson, à la fois auteur du script original et réalisateur, est mené de manière rythmée et efficace.
Comme l’a dit Rian Johnson lors d’une séance de questions réponses qui a eu lieu après la projection du film, il ne faut pas trop se pencher sur le concept du time travel qui est utilisé dans le film, car tout n’est pas logiquement expliqué. Le time travel est pour lui de la fantasy et non quelque chose de scientifique, donc il n’a gardé que quelques règles afin de bâtir son univers. Néanmoins, il a certains déroulements d’évènements bien précis dans sa tête, et on peut se tirer les cheveux à explorer les domaines des possibilités et des alternatives.
Une fois qu’on n’intellectualise plus trop l’idée, on passe un très bon moment dans ce futur apocalyptique. Le contraste entre le monde de pauvreté extrême et le groupe des loopers qui stocke des lingots d’or est saisissant et voulu par Rian Johnson. Celui entre la ville détruite et la campagne est également frappant, surtout que les champs sont un terrain propice à l’imagination pour certains films d’horreur.
Joseph Gordon Lewitt qui est un grand ami de Rian Johnson est toujours aussi épatant et j’avoue que sa voix rocailleuse m’a fait vibrer, j’aime beaucoup cet acteur. Emily Blunt est également très juste et émouvante dans son rôle de mère courage.
Une mention vraiment spéciale à Pierce Gagnon, un tout jeune acteur qui m’a fait penser à Damien la malédiction et qui a réussi à me faire vraiment flipper avec sa bouille à la fois mignonne et inquiétante. Son jeu est assez époustouflant et on le voit comme un égal lorsqu’il s’adresse aux autres acteurs adultes.
Ca faisait longtemps que je n’avais pas vu Bruce Willis dans une scène les guns à la main et canardant tout le monde, c’était à la fois hilarant et jouissif. On sent que tous, acteurs comme réalisateur, se sont bien amusés à tourner ce moment.
Rian Johnson s’est beaucoup inspiré des œuvres de Katsuhiro Otomo, Akira et Domu. Il a une grande admiration pour son travail. D’ailleurs, la vision d’un monde dans l’Asie du futur est assez pertinente. Le réalisateur nous a confié que certaines scènes devaient être tournés en France, mais que le budget, assez minime pour un film de science-fiction, n’a pas suivi alors ils ont décidé de tourner à Shanghai lorsque le distributeur chinois les a invités.
Des petits clins d’œil à l’actualité et aux références pop-culturelles qu’on a tous, de l’action à gogo et des acteurs formidables, Looper est un divertissement spectaculaire qui ne conviendra pas à toute la famille car certains moments sont assez violents, mais qui fera passer un bon moment aux spectateurs.
Looper sort demain, merci Raphaël pour la projection et la rencontre avec Rian Johnson!
25 septembre 2012

Résumé
Ils sont de retour et ils ne sont pas seuls. Les séduisants personnages de Vampire Diaries reviennent pour une incroyable seconde saison. Cette fois-ci, Elena, Stefan, Damon et les autres habitants de Mystic Falls reçoivent une visite funeste. Échappée du tombeau, Katherine déclenche un complot maléfique dont elle a le secret. Les Originaux, les vampires les plus vieux et les plus dangereux au monde, pourchassent Elena, qui se découvre un lien terrible avec leur monde. Et désormais, les vampires ne sont plus la seule menace en ville. Au clair de lune, des loups-garous errent à la recherche de victimes. Leurs morsures sont fatales, même pour les vampires. Vampire Diaries : un suspense sans fin et un amour éternel.
Mon avis
J’ai lu le premier tome de Journal d’un vampire il y a bien longtemps, bien avant la réédition par Black Moon et j’avais tellement trouvé de similitudes avec Twilight ! Mais vu la date de parution, c’est plutôt Stephenie Meyer qui ressemble à LJ Smith et non l’inverse. Bref, je n’étais pas plus emballée que ça, donc je n’ai pas continué à lire. En revanche, j’étais curieuse de regarder la série TV.
Premier soulagement, Elena est beaucoup moins cruche que dans le roman, et rien que pour ça, Kevin Williamson, le réalisateur de la série TV, a toute ma reconnaissance. Si je n’étais pas plus convaincue par Nina Dobrev dans la saison 1, elle m’a bluffée dans la saison 2 en jouant à la fois Elena et Katherine. A la manière du Cygne blanc et du Cygne Noir dans Le lac des cygnes, ce n’est pas évident de jouer à la fois la gentille et la méchante, ce qui est détaillé dans les bonus du coffret. Deuxièmement, Ian Somerhalder est une bombe sexuelle, je l’avais déjà remarqué dans la mini-série Young Americans, mais il explose en termes de notoriété avec Vampire Diaries. J’ai eu la chance de le rencontrer lors des conventions Welcome to Mystic Falls à Paris en mai 2011 et 2012 et c’est vraiment un amour en vrai. Il est très charismatique et très drôle, aussi bien dans le petit écran que dans la réalité.
N’ayant donc pas continué les romans, je n’ai pas vu s’il y avait des différences entre la version papier et la version série TV, mais je suis sure que oui bien évidemment, et tant mieux, vu la plume simpliste de LJ Smith. Le constat que je fais est que la série est donc pas mal fichue avec une multiplication d’intrigues, de rebondissements, et l’émergence de personnages a priori secondaires, qui prennent de plus en plus de poids et ont leurs propres histoires, pour la plupart sentimentales d’ailleurs. En effet, si on enlève le côté paranormal, c’est un gigantesque méli-mélo amoureux où tout le monde finit par sortir avec tout le monde (surtout Elena lol). D’ailleurs, dans les bonus du coffret de la saison 2, il y a un petit bonus appelé triangle amoureux qui s’efforce de récapituler toutes les histoires d’amour des personnages et je peux vous dire qu’il faut s’accrocher pour tout comprendre !
Vampires côtoient sorcières et loups-garous désormais. Il y a une partie des bonus consacrés à ces derniers, dont une sur les effets spéciaux très intéressants : la métamorphose des gentils loups sur le tournage en loups garous menaçants est particulièrement spectaculaire. J’aime beaucoup pour ma part le personnage de Tyler Lockwood qui prend énormément d’ampleur dans la saison 2, interprété par le talentueux (et mignon, ça ne gâche rien) Michael Trevino.
Au final, Vampire Diaries est une série TV pour teenagers bien réalisé, avec de bons acteurs et beaucoup, beaucoup de relations amoureuses et de rebondissements, pour plaire à beaucoup. Pour ma part, j’ai passé un bon moment à regarder les épisodes, mais je n’en suis pas accro pour autant. J’ai du passer l’âge… ^^
Contenu : 22 épisodes + Bonus en 5 DVD ou 4 Blu Ray
Bonus :
- "Vampire Diaries, l'univers des loups-garous" : La mythologie des loups-garous, les loups-garous à l'écran et rencontre avec un loup-garou
- "Le double jeu de Nina : Elena et Katherine" : Le défi d'incarner deux personnages
- "Vampires, loups-garous, sorcières : le parfait triangle amoureux" : Découvrez qui mord qui
- Commentaires audio de l'épisode "Tous contre elle" des producteurs exécutifs Kevin Williamson et Julie Plec
- Scènes coupées
- "Second Bite" : Bêtisier
Extrait du bêtisier :
Le coffret Vampire Diairies est sorti en DVD et Blu Ray le 5 septembre, merci Gwenn pour la découverte!
Vampire Diaries Saison 2 : Coffret 5 DVD
Vampire Diaries Saison 2 : Coffret 4 Blu-Ray
14 août 2012

Synopsis
Carlos Galindo, ouvrier mexicain et immigré clandestin vit à Los Angeles, seul avec son fils. Prêt à tout pour offrir à Luis un avenir plus heureux et l’éloigner des gangs qui lui tournent autour, il se résout à emprunter de l’argent pour monter une entreprise de jardinage. Mais tout espoir de vie meilleure est perdu lorsqu’on lui vole sa camionnette sous ses yeux. Père et fils vont alors se lancer à la poursuite de ce qui représente leur rêve américain…Et si l’issue de leur chasse n’était pas celle qu’ils pensaient ?
Mon avis
C’est un beau film à la fois triste et plein d’espérance, et surtout révoltant pour la situation des immigrés clandestins.
Carlos est un père prêt à tout pour donner une vie meilleure à son fils Luis. Ce dernier, interprété de manière excellente par l'acteur Jose Julian, est un adolescent qui traine avec les gangs et pense avoir une vie de la manière rapide et facile. Mais parti avec son père dans une quête angoissante, il réalise les sacrifices de son père. Les deux acteurs qui captent totalement l’histoire entière du film sont magistraux et réussissent à faire passer énormément d’émotions par leur jeu. On a peur pour eux, on espère pour eux, on est attendri par eux.
Les décors de cet univers hispanique, passant des beaux quartiers de Los Angeles au lycée de quartier, sont aveuglés de soleil. La BO utilisée est également efficace. Chris Weitz a fait un beau travail pour rassembler tous ces élements et raconte un récit pudique et gorgé d'émotion comme il le fait si bien.
Ayant vu le film en VOST, je me suis rendue compte que les personnages utilisaient un langage américain assez familier, mêlant parfois des mots hispaniques, et heureusement que j’avais les sous-titres sinon je n’aurai pas tout compris. Je ne sais pas comment ce sera doublé en français, mais il serait dommage de passer à côté de cet accent authentique.
Un très beau film qui donne des émotions multiples et contradictoires mais qui touche le cœur de chacun.
A Better Life sort demain uniquement en VOD (vidéo on demand - vidéo à la demande) demain. Merci Margaux et Stéphanie pour m'avoir permis de voir ce magnifique film.
24 juillet 2012

Synopsis
Jane Eyre est engagée comme gouvernante de la petite Adèle chez le riche Edward Rochester.
Cet homme ombrageux ne tarde pas à être sensible aux charmes de la jeune fille. C'est le début d'une folle passion...
Mon avis
Je considère souvent Jane Eyre de Charlotte Brönte comme mon roman préféré. L’histoire présente à la fois un côté gothique avec les superstitions de Jane et l’ambiance de Thornfield Hall, et une belle romance entre Jane et Rochester d’une intensité et sensualité rares. Mais le plus important, il s’agit de l’évolution d’une jeune femme contrainte par son statut social et qui ne souhaite que se libérer de ce carcan.
Cette nouvelle adaptation réussie est très fidèle au roman et joue avec le principe des flash-backs. Les 3 parties de la vie de Jane Eyre sont donc traitées : son enfance jusqu’à son départ de la pension pour filles, sa vie à Thornfield Hall, puis sa rencontre avec St-John.
Mia Wasikowska incarne une Jane Eyre convaincante, à la fois quelconque, effacé mais empreinte d’un courage et d’une volonté sans faille. Et surtout, elle fait preuve d’une envie surprenante de liberté et de briser les convenances, être maitresse de son destin et fidèle à ses valeurs. Jane a l’air soumise en se tenant à sa position sociale, mais elle se respecte, suit son instinct et sait se dresser contre ce qui lui semble injuste.
Michael Fassbender est quant à lui un peu trop séduisant pour le rôle d’Edward Rochester que je voyais toujours assez ténébreux, rustique et massif. Mais c’est toujours un régal de voir cet acteur qui arrive de passer d’un film historique à un blockbuster en passant par un film indépendant. Le jeu du chat et de la souris que joue Rochester est moins subtil que dans le roman, où on est aussi confus que Jane, mais dans le film, les intentions du maitre de Thornfield Hall sont très claires (sauf pour Jane).
Le réalisateur joue habilement avec l’atmosphère presque surnaturelle à certains moments de l’histoire, et nous fait sursauter quelques fois, même s’il aurait pu en faire davantage dans l’épouvante. Il me manque d’ailleurs la scène dans la chambre de Jane avec la robe de mariée (ceux qui ont lu le livre sauront de quoi je parle).
Adèle, dont s’occupe Jane, est française, et donc parle français tout le long du film. La VO permet de voir la différence, le français épouvantable de Mia (qui est sous-titré) et celui beaucoup plus agréable de Michael.
Le film est donc une adaptation honnête et fidèle du roman que j’ai apprécié de voir et qui séduira les amateurs (ou plutôt amatrices) des films historiques anglais de ce genre, comme ceux de Jane Austen par exemple.
Jane Eyre sort demain au cinéma, merci Raphaël pour l'avant-première!
30 juin 2012

Synopsis
Dans des temps immémoriaux où la magie, les fées et les nains étaient monnaie courante, naquit un jour l’unique enfant d’un bon roi et de son épouse chérie : une fille aux lèvres rouge sang, à la chevelure noire comme l’ébène et à la peau blanche comme neige. Et voilà précisément où l’histoire que vous croyiez connaître prend fin et où la nouvelle adaptation épique et envoutante de ce célèbre conte des frères Grimm débute. Notre héroïne, dont la beauté vient entacher la suprématie de l’orgueilleuse Reine Ravenna et déclencher son courroux, n’a plus rien d’une damoiselle en détresse, et la cruelle marâtre en quête de jeunesse éternelle ignore que sa seule et unique rivale a été formée à l’art de la guerre par le chasseur qu’elle avait elle-même envoyé pour la capturer. Alliant leurs forces, Blanche-Neige et le chasseur vont fomenter une rébellion et lever une armée pour reconquérir le royaume de Tabor et libérer son peuple du joug de l’impitoyable Ravenna.
Mon avis
J’ai beaucoup aimé l’interprétation de Charlize Theron. Elle est naturellement belle et imposante comme il faut, à la fois séductrice et complètement folle. Sa relation avec son frère est très bizarre, limite incestueuse. Elle est aidée par une profondeur du personnage de Ravenna étonnante. Ravenna a sa propre histoire, son passé, ses blessures et ses motivations. Cela donne une incroyable consistance au personnage et de la sympathie, alors que c’est la méchante de l’histoire, le cliché dans tout sa splendeur dans le conte des frères Grimm.
Chris Hemsworth fait le gros bras comme à son habitude, au lieu d’un marteau, il a une hache et il sait bien s’en servir. Et plus il est cracra, plus il est sexe lol
En revanche, j’ai été moins convaincue par Kristen. Ok elle joue une oie blanche au début qui ne pipe pas un mot. Mais elle ne m’a pas non plus vraiment impressionnée en guerrière et est dominée à l’écran par Charlize Theron.
Il y a quelques longueurs dans l’histoire, en particulier les séquences avec les nains que j’ai trouvées assez ennuyeuses, en particulier les chants… L’ambiance est sombre et mystérieuse, les décors sont ultra travaillés, trop peut-être car mêmes s’ils sont très beaux, on voit vraiment la patte de l’ordinateur dans certaines scènes, trop d’effets spéciaux tue l’effet spécial…
La réécriture de l’histoire est assez surprenante et osée, des moments classiques sont chamboulés par cette version moderne.
C’est un divertissement, un peu long à des moments, aux décors ultra léchés à l’ordinateur, dont le point fort est Charlize Theron, impériale et lumineuse, qui éclipse tout le monde.
DVD Blanche-Neige et le chasseur
(sortie le 15 octobre)
07 février 2012

Synopsis
Depuis des siècles Lycans et Vampires se livrent une bataille sans merci. Mais les deux races sont à l’aube d’une ère nouvelle car les humains, qui ont récemment découvert leur existence, décident de cesser leurs conflits internes pour s’engager ensemble dans la lutte contre ce qu’ils considèrent comme des fléaux. Sélène s’attire la convoitise de l’armée et des scientifiques. Une traque incessante commence alors contre la plus redoutable des vampires.
Mon avis
Ce quatrième volet reprend le flambeau de la saga originelle avec les mêmes acteurs, Kate Beckinsale en tête, et la suite de l’histoire de Selene et Michael. Le troisième film, prequel de la saga, n’est donc pas indispensable à la compréhension de l’intrigue.
Alors que Selene et Michael tentent de fuir après qu’une purge des vampires et lycans ait été décidée par les autorités, ils sont rattrapés et capturés. 12 ans plus tard, Selene se réveille dans un laboratoire, s’enfuit et tente de retrouver Michael. Mais son chemin croise d’autres personnes inattendues…
C’est un film bourré d’action qui réjouira les amateurs du genre et de la saga Underworld. En effet, on revient aux basiques du film vampirique avec combats et massacres, crocs et bêtes à poils qui s’affrontent dans des combats dantesques sans beaucoup de temps morts. Le film sort en 3D, mais malheureusement, je ne l’ai vu qu’en 2D, donc je ne saurai pas vous dire ce que vaut l’apport du relief.
Selene, qui est la super héroïne depuis le premier long-métrage, fait apparaitre ses émotions et sa vulnérabilité dans ce film alors que l’homme qu’elle aimé a disparu et qu’elle se retrouve face à des évènements qu’elle ne peut pas maitriser par une simple lutte. Scott Speedman étant peu présent à l’écran, les beaux gosses sont quand même représentés par Theo James qui interprète David, un vampire qui se bat aux côtés de Selene, et Kris Holden-Ried qui interprète un loup-garou très impressionnant et qui a notamment joué dans Les Tudors. India Eisley joue une pré-adolescente de 12 ans alors qu’elle a déjà 18 ans, fait un peu trop grande et âgée pour le rôle, mais se débrouille comme un chef pour les combats et surtout pour effrayer les spectateurs lorsqu’elle se transforme. On dirait la digne héritière de Regan dans L’Exorciste tant son maquillage est réussi.
Ca castagne à tout va, on ne se prend pas la tête, on se contente de suivre le rythme frénétique du film et les scènes d’action avec plaisir. Underworld 4 est un film sans autre prétention que de divertir et c’est pleinement réussi.
Underworld 4 : Nouvelle ère sortira demain en 2D et 3D en France, merci Margaux et Vladimir!















