14 juin 2009

Auteur de Succubus Blues, Richelle Mead a accepté de manière chaleureuse de répondre à nos questions (VO).
Onirik : Parmi vos livres, lequel est votre favori ?
Richelle Mead : J'aime tous mes personnages de différentes façons, puisqu'ils sont tous si uniques ! Donc, je ne peux pas dire que j'ai vraiment un préféré parmi eux. De mes livres, je voudrais dire que Succubus Blues est mon favori. Georgina est un personnage très facile à écrire pour moi et Succubus Blues était mon vrai premier livre publié. Donc il tiendra toujours une place spéciale dans mon cœur.
Onirik : Pourquoi avez-vous choisi d'écrire des histoires de fantasy urbaine ? Aimez-vous ce genre de littérature ?
Richelle Mead : J'ai toujours été une fan de fantasy, depuis que je suis toute petite. J'adore la fantasy urbaine car cela me permet toujours d'utiliser des éléments fantastiques mais en travaillant dans le monde « réel ». Ça me laisse utiliser plein de blagues et de culture pop, ce que j'aime vraiment.
Onirik : Pourquoi avez-vous choisi d'écrire pour les adultes avec la saga de Georgina Kincaid et pour les jeunes adultes avec la saga Vampire Academy ? Faites-vous une différence entre les deux publics, et changez-vous votre manière d'écrire entre les deux ?
Richelle Mead : J'avais différentes histoires dans ma tête, et une convenait aux adultes et l'autre aux adolescents. J'adore vraiment la diversité et j'aime les deux classes d'âge ! Mon style d'écriture n'est pas trop différent entre les livres. Je dois atténuer le sexe et la violence pour les adolescents, mais la plupart du temps, mon style reste le même.
Onirik : Comment organisez-vous votre journée d'écriture ? Quand vous écrivez, avez-vous un planning ou écrivez-vous quand l'inspiration vous vient ?
Richelle Mead : J'essaie habituellement d'écrite durant la journée. Je souhaiterais pouvoir écrire quand l'inspiration vient, mais malheureusement mes dates butoir ne me le permettront pas ! Je dois écrire un livre tous les 3 mois, donc j'ai l'habitude de planifier mes journées avec des objectifs. Par exemple, j'essaie d'écrire un chapitre un jour, ou 20 pages, ou de manière générale, ce dont j'ai besoin pour finir un livre à temps.
Onirik : Georgina Kincaid est une très belle femme mais très sensible aussi, plus porteuse d'émotions que d'autres personnages. Pourquoi avez-vous choisi d'écrire l'histoire de son point de vue ?
Richelle Mead : C'est une réponse difficile à expliquer. Je voulais écrire une histoire à propos d'une succube, et les détails de son histoire sont en quelque sorte juste venus à moi. J'aurai pu la raconter du point de vue d'un autre personnage, ou de plusieurs personnages, mais à la fin, j'ai pensé que çe serait plus puissant si ça venait d'elle.
Onirik : Votre deuxième livre de la saga de Georgina Kincaid, Succubus On Top (Succubus Nights en français), sortira en juillet 2009 en France. Pourriez-vous nous en dire plus sur ce roman ?
Richelle Mead : Dans Succubus On Top, Georgina essaie d'aider un ami à elle qui est un incube pour corrompre une âme très pure. Dans le même temps, son ami Doug semble être sous le contrôle d'une force surnaturelle donc elle essaie de résoudre cela aussi. Et bien sur, elle a toujours des problèmes avec sa vie amoureuse !
Onirik : Vous écrivez sur votre site qu'il y aura 6 ou 7 romans dans la saga de Georgina Kincaid. Savez-vous déjà comment écrire la fin de l'histoire ?
Richelle Mead : Oui. Je connaissais la fin de la saga avant même d'avoir commencé à écrire le premier livre. Pour moi, je dois toujours avoir un plan d'ensemble de la série entière avant de pouvoir l'écrire.
Onirik : Pourriez-vous nous en dire plus sur vos 2 autres séries, Vampire Academy et Dark Swan. Savez-vous si les lecteurs français auront la chance de lire vos romans ?
Richelle Mead : Vampire Academy est mon roman pour adolescents et parle d'une fille à moitié vampire qui se forme à être garde du corps pour la royauté vampirique. Celui-là à été acheté par un éditeur français mais je ne sais pas quand est-ce qu'il sera publié. Dark Swan, mon autre série, est pour adultes et parle d'un chaman qui combat les fantômes et les fées. Cette saga n'a pas encore été achetée par un éditeur français.
Onirik : Pouvez-vous nous parler de vos projets ? Prévoyez-vous d'écrire une nouvelle saga ?
Richelle Mead : Je peux éventuellement commencer à écrire une nouvelle saga, mais pour le moment, je suis trop occupée avec celles-là. Toutes ces sagas sont aussi sous contrat, ce qui signifie que je suis obligée de continuer à les écrire pendant les prochaines années.Quand l'un de ces contrats sera terminé, je pourrai être autorisée à commencer quelque chose de nouveau !
03 juin 2009

J'ai réalisé une interivew de Richelle Mead pour le webzine Onirik. Je la mets sur le blog car j'adore cet auteur! La traduction en français arrivera sous peu.
Richelle Mead a fait une entrée remarquée dans l’univers de la bit-lit avec son roman Succubus Blues, qui est un vrai coup de coeur de son éditeur français Bragelonne, ainsi que de la rédaction d’Onirik. Bien que très occupée par l’écriture de ses nombreuses séries fantastiques, Richelle Mead a gentiment accepté de répondre à nos questions.
Onirik : Amongst your books, which one is your favorite ?
Richelle Mead : I love all of my characters in different ways, since they’re all so unique ! So, I can’t say I really have a favorite among them. Out of my books, I would definitely say that Succubus Blues is my favorite. Georgina is a very easy character for me to write, and Succubus Blues was my very first published book. So, it’ll always hold a special place in my heart.
Onirik : Why did you choose to write urban fantasy stories ? Are you fond of this kind of literature ?
Richelle Mead : I’ve always been a fan of fantasy, ever since I was young. I love urban fantasy because it still lets me use fantasy elements but work inside the "real" world. It lets me use a lot of jokes and pop culture, which I really love.
Onirik : Why did you choose to write for adults with the Georgina Kincaid series and for young adults with the Vampire Academy series ? Do you make a difference between both audiences, and do you change your writing between them ?
Richelle Mead : I had different stories in my head, and one was suited for adults and the other for teenagers. I really enjoy the variety and love both age groups ! My writing style isn’t too different between the books. I have to tone down the sex and violence for teens, but mostly, my style stays the same.
Onirik : How do you organize your day’s writing ? When you are writing, do you have a timetable or do you write when the inspiration comes ?
Richelle Mead : I usually try to write during the day. I wish I could write when inspiration comes, but unfortunately, my deadlines won’t let me ! I have a book due every 3 months, so I usually space out my days into goals. For example, I may try to write a chapter a day, or 20 pages, or basically, whatever I need to get the book done on time.
Onirik : Georgina Kincaid is a very beautiful woman but very sensitive, more emotional than other characters. Why did you choose to tell the story from her point of view ?
Richelle Mead : That’s a hard answer to explain. I wanted to write a story about a succubus, and the details of her story just sort of came to me. I could have told it from another character’s point of view, or lots of characters’, but in the end, I thought it would be more powerful coming from her.
Onirik : Your second book of the Georgina Kincaid series, Succubus on Top (Succubus nights in French), will release in July 2009 in France. Can you tell us more about this novel ?
Richelle Mead : In Succubus on Top, Georgina is trying to help an incubus friend of hers corrupt a very pure radio host. At the same time, her friend Doug seems to be under the control of a supernatural force, so, she’s trying to figure that out too. And of course, she always has problems with her love life !
Onirik : You write on your website that there will be 6 or 7 books in the Georgina Kincaid series. Do you already know how to write the end of the story ?
Richelle Mead : Yes. I knew the end of the story before I even started writing the first book. For me, I always have to plan out an entire series before I can write it.
Onirik : Can you tell us more about your two other series, Vampire Academy and Dark Swan. Do you know if French readers will have the chance to read your books ?
Richelle Mead : Vampire Academy is my teen book and is about a half-vampire girl training to be a bodyguard for vampire royalty. That one has been bought by a French book company, but I don’t know when it will be available. Dark Swan, my other series, is for adults and is about a shaman who battles ghosts and fairies. That series hasn’t yet been bought by a French publisher.
Onirik : Can you tell us about your projects ? Do you plan to write a new series ?
Richelle Mead : I might eventually start a new series, but for the moment, I’m too busy with these. All of these series are also under contract, which means I’m obligated to keep writing them for the next few years. When one of the contracts finishes, then I might be able to start something new !
Merci à Richelle Mead pour sa sympathie et sa disponibilité !
10 novembre 2008

Traduction de l'interview VO de l'auteur de Jaz Parks s'en mord les doigts.
Onirik : Pourquoi avez-vous choisi d'écrire une histoire de vampires ? Êtes-vous attirée par les vampires ?
Jennifer Rardin : J'ai toujours été fascinée par les vampires. Qu'est-ce qu'on n'aimerait pas ? La jeunesse éternelle et la beauté. La méga force combinée avec la grâce et une rapidité phénoménale. La capacité de faire faire aux gens tout ce que vous voulez – comme porter un tutu dans une banque et chanter « I'm a Little Teapot » (NDT : une comptine enfantine américaine) à un agent de sécurité. (J'aurais quelques fous rires si j'étais un vampire.) Mais je m'égare.
J'ai écrit Jaz Parks s'en mord les doigts sur l'encouragement de mon mari. Nous étions en train de discuter de la direction que je pouvais prendre pour mon prochain projet, et il savait combien j'aimais les histoires de vampires, alors il a suggéré que j'en écrive une. Ma première réponse était à peu près : « Hum, amusant pour moi. Pas vraiment pour mes lecteurs potentiels. Parce que, tu sais, toutes les bonnes histoires de vampires ont déjà été écrites. » Ce à quoi il a répondu : « Pas par toi. » J'ai pensé : « Cet homme marque un point ! » Donc j'ai décidé d'y aller.
Onirik : Aimeriez-vous que les vampires vivent avec les humains sur Terre, comme ils le font dans vos livres ?
Jennifer Rardin : Absolument pas. Très rares sont les vampires dans mes livres qui soient « civilisés ». La plupart du temps, ils sont le genre de prédateurs monstrueux et suceurs de sang que vous aimez dans votre fiction, mais que nous ne souhaiteriez jamais à votre pire ennemi dans la réalité. Nous avons assez de monstres humains rôdant sur Terre sans ajouter les vampires dans le tas. Bien que Vayl serait amusant à côtoyer. D'accord, peut-être qu'amusant est un terme inexact. Délirant et excitant ? Oui, c'est plus proche.
Onirik : Quelle sorte de littérature aimez-vous ? Quels sont vos auteurs et vos livres préférés ?
Jennifer Rardin : J'ai grandi en lisant des contes de fées et la mythologie. J'ai découvert la saga de Narnia en CM2 et la magie de Tolkien en quatrième. Avec ce type d'éducation , je parie que ça soit logique que je préfère la Fantasy et la Science-Fiction, suivi par le style de thrillers des Jason Bourne. Mes auteurs préférés sont Stephen King, Michael Crichton, Tom Clancy, Ursula K. Leguin et le duo Weis & Hickman. Les livres que je lis encore et toujours sont The Stand, la série Gunslinger de Stephen King, The Left Hand of Darkness, State of Fear, et la saga Legends de Weis and Hickman.
Onirik : La fantasy urbaine (ou bit-lit) est arrivée en France il y a quelques années, en particulier grâce à Bragelonne et Milady (qui publie vos romans). Le phénomène est-il plus important aux Etats-Unis ?
Jennifer Rardin : Je ne suis pas certaine qu'important soit le bon terme. Peut-être plus largement accepté ? Les films comme Blade ou Underworld, et les auteurs comme Laurell K. Hamilton et Kim Harrison, ont contribué à faire sortir le genre du fond des étagères et les placer sur le devant des magasins. Maintenant, avec la saga Twilight bénéficiant d'une telle popularité et les personnages de Charlaine K. Harris en vedette dans leur propre série sur HBO, c'est clair que les gens sont davantage demandeurs de belles histoires liant les vies humaines à celles des créatures dont nous avions peur les uns des autres pendant des centaines d'années.
Onirik : Jasmine est une femme très moderne, courageuse, amusante et sexy. Pourquoi avez-vous choisi de raconter l'histoire de son point de vue ? Est-ce parce que vous vous êtes inspirés de vous-mêmes pour construire ce personnage?
Jennifer Rardin :J'ai commencé à écrire la saga à partir d'une narration à la troisième personne. C'est plus facile pour de nombreuses raisons, car vous pouvez montrer plus d'action et plus de points de vue de différents personnages. Mais à peu près à la moitié du premier jet, j'ai réalisé que l'histoire allait tomber à plat. Heureusement, je savais comment y remédier.
Chaque fois que je reprenais le roman, j'entendais la voix de Jaz dans ma tête, insolente, pleine d'esprit, peinée mais refusant de s'attacher, donc j'ai finalement pensé « C'est elle qui devrait raconter l'histoire. Cela va être plus difficile à écrire, mais je pense vraiment que c'est la bonne chose à faire. »
Concernant l'inspiration, je pense que Jaz s'est développée dans ma tête durant une période de plusieurs années, parce que je peux voir des facettes d'elle dans des écrits plus anciens. Elle est moins moi que la fille que j'aspirais d'être il y a 20 ans si j'avais été plus impétueuse, plus courageuse, plus dure, et beaucoup moins encline à me soucier des conséquences.
Onirik : La relation entre Jaz et Vayl est inhabituelle, avec un mélange de professionnalisme, de respect, de confiance et d'amitié. Auront-ils une relation amoureuse ? Aurons-nous davantage de précisions sur le passé de Vayl et ses sentiments pour Jaz ?
Jennifer Rardin : Je suis heureuse que vous ayez relevé le caractère unique de leur relation. Je voulais qu'elle soit différente de ce qui se fait habituellement et que vous voyiez entre les protagonistes quelque chose de crédible et d'encore neuf.
Je dirai que nous avons un bon potentiel pour une histoire d'amour entre Jaz et Vayl, à condition qu'ils puissent tous deux gérer avec leur problèmes personnels ce qui pourrait aller dans le sens d'une relation durable.
Je révèlerai des bouts du passé de Vayl au fur et à mesure que la série progressera, mais particulièrement dans le quatrième livre (Bitten to Death). Bien évidemment, il est difficile d'avoir son point de vue sur quoi que ce soit étant donné que les livres sont du point de vue de Jaz, mais vous comprendrez sa vision sur le monde et Jaz plus clairement à chaque nouveau livre.
Onirik : Nous n'avons pas encore eu la chance de lire votre deuxième livre, Another one bites the dust, en France. Pouvez-vous nous en dire davantage sur ce roman ?
Jennifer Rardin : Another one bites the dust prend place dans le Corpus Christie, au Texas durant un festival de fiction, dans lequel nos héros font semblant de faire partie du spectacle (parfois avec des résultats hilarants). Leur mission est de retrouver un vieux vampire chinois qui a volé une technologique vitale aux intérêts américains. Bien sur, le plan prend de l'ampleur à mesure qu'ils avancent. De nouveaux monstres apparaissent, devant être vaincus. D'anciens problèmes traversent leurs têtes, devant être traités. Et, hum, la romance ? Je dirai que la température va certainement augmenter.
Onirik : Vous avez signé avec l'éditeur américain Orbit pour trois livres supplémentaires dans la saga. Félicitations ! Savez-vous déjà comment va finir la série ou projetez-vous une série plus longue ?
Jennifer Rardin : Merci ! Je suis vraiment ravie. Orbit est un éditeur phénoménal et je suis bénie d'être affiliée à eux.
Je ne sais pas comment la série se termine. Je sais qu'elle devra l'être un jour, mais à cet instant je me vois continuer avec elle aussi longtemps que l'éditeur montrera de l'intérêt et que les lecteurs voudront partager des aventures avec Jaz et Vayl.
Onirik : Comment vous organisez-vous avec votre famille lorsque vous écrivez ?
Jennifer Rardin : J'ai l'a chance d'avoir une incroyable famille qui me soutient. Peut-être que c'est ce qui se passe quand ils vous voient vous battre pour réaliser votre rêve année après année après année... et puis que le coup de téléphone arrive enfin !
Donc quand j'ai besoin de travailler la nuit (dans le cas d'une deadline menaçante ou d'un projet en plus comme celui-ci), ils sont gentils de me donner le temps dont j'ai besoin pour finir le travail. Toutefois, la famille a toujours été ma priorité. Donc j'essaye d'accomplir la majorité de mon écriture pendant que mon mari (un enseignant) est au travail et que mon fils (qui a 16 ans) est à l'école. Quand ma fille rentre de l'université, je laisse tout tomber donc nous pouvons sortir. Ça signifie que ma journée de travail court de 9h30 à 15h et puis de 21h à 23h30 à peu près (parce que j'écris toujours à l'heure du coucher. J'avais l'habitude de lire mais maintenant j'utilise ce temps pour écrire.) J'écris la nuit durant les weekends, mais je laisse la journée complètement libre pour ma famille.
Onirik : Les couvertures de vos livres sont très jolies. Est-ce vous qui les avait imaginées ?
Jennifer Rardin : J'aimerais en être la créatrice, mais non, je n'ai rien à voir avec les couvertures. Orbit a juste la chance d'avoir un département artistique rempli de génies créatifs. Et je le dis sincèrement. J'ai aimé chaque couverture, et je rends grâce qu'elles soient tellement magnifiques, car elles font la différence dans le fait que les lecteurs vont se saisir du livre ou le laisser sur le rayonnage. J'aurai aimé dire que j'ai posé pour elles mais, euh, non ! (Ce bruit que vous venez juste d'entendre est ma famille entière s'écroulant sur le sol, en train de rire. Ah, et bien, qu'ils restent par terre !)
Onirik : Vous communiquez beaucoup avec les fans à travers vos différents sites. Est-ce que leurs avis sont très importants pour vous ?
Jennifer Rardin : Je prends un plaisir énorme à parler avec les fans et j'essaie de répondre à tous ceux qui me contactent. Après tout, qu'est-ce qu'un écrivain sans un auteur ? Comme je le vois, elle est une artiste sans objectif. Donc j'apprécie vraiment les gens qui prennent du temps pour mes histoires et puis prennent encore plus de temps pour me dire ce qu'ils ressentent. Parce que le temps est une denrée précieuse de nos jours, n'est-ce pas ?
Oui, les avis des fans signifient beaucoup pour moi et j'écoute tout ce qu'ils disent. Je peux ne pas être toujours d'accord, et je ne vais certainement pas toujours suivre leurs suggestions, mais j'évalue leurs commentaires. Ils sont la raison pour laquelle je suis dans ce métier, donc quand ils me disent que j'ai écrit quelque chose qui a rendu leur journée peu plus facile à supporter, j'ai l'impression d'avoir fait mon travail.
16 octobre 2008

Réalisée à la fois pour Onirik et le blog, cette interview de Jennifer Rardin, auteur de Jaz Parks s'en mord les doigts, montre à quel point cette auteure a du talent, a de l'humour est est vraiment très sympathique et disponible. En plus, si elle parle de Twilight et de Kim Harrison (et de Charlaine Harris), je ne peux que l'aimer! lol La traduction est pour bientôt.
Avec son premier roman, Jaz Parks s’en mord les doigts, Jennifer Rardin est devenue rapidement un auteur incontournable de la fantasy urbaine, un genre naissant en France, mais qui explose aux Etats-Unis. Alors que sa saga prend de l’ampleur, Jennifer Rardin a accepté de répondre à nos questions avec la sympathie, la disponibilité et l’humour qui la caractérisent.
Onirik : Why did you choose to write a vampire story ? Are you fond of vampires ?
Jennifer Rardin : I’ve always been fascinated by vampires. What’s not to love ? Eternal youth and beauty. Mega-strength combined with grace and phenomenal speed. The ability to make people do anything you want - like wear a tutu into the bank and sing “I’m a Little Teapot” to the security guard. (I would have some major laughs if I was a vamp.) But I digress.
I wrote Once Bitten, Twice Shy at the encouragement of my husband. We were discussing what direction I might take for my next project, and he knew how much I loved vampire stories, so he suggested I write one. My first response was pretty much, “Um, fun for me. Not so much for my potential readers. Because, you know, all the good vamp fiction’s already been done.” To which he replied, “Not by you.” I thought, “The man has a point !” So I decided to give it a go.
Onirik : Would you like vampires to be able to live with humans on earth, as they do in your books ?
Jennifer Rardin : Absolutely not. Only rarely are the vamps in my books “civilized.” Most of the time they’re the kind of monstrous, blood-sucking predators you really enjoy in your fiction, but would never wish on your worst enemy in reality. We’ve got enough human monsters roaming the earth without adding vamps to the mix. Although Vayl would be fun to have around. Okay, maybe fun is the wrong word. Deliriously exciting ? Yeah, that’s closer.
Onirik : What kind of literature do you like ? What are your favorite authors and your favorite books ?
Jennifer Rardin : I grew up reading fairy tales and god-myths. I discovered the Narnia series in fifth grade and the magic of Tolkien in eighth. With that kind of background, I guess it makes sense that I prefer Fantasy and Sci-Fi, followed by Bourne Supremacy style thrillers. My favorite authors are Stephen King, Michael Crichton, Tom Clancy, Ursula K. LeGuin and the Weis & Hickman duo. Books I read over and over again include The Stand, Steven King’s Gunslinger series, The Left Hand of Darkness, State of Fear, and the Legends series by Weis and Hickman.
Onirik : Urban fantasy (or bit-lit) arrived in France a few years ago, thanks in particular to Bragelonne and Milady (who publish your books). Is the phenomenon more important in the USA ?
Jennifer Rardin : I’m not sure more important is the right word. Maybe more widely accepted ? Movies like Blade and Underworld, and authors like Laurell K. Hamilton and Kim Harrison, have helped bring the genre off the back shelves and into the front of the store. Now, with the Twilight series enjoying such popularity, and Charlaine K. Harris’s characters starring in their own HBO series, it’s clear that people are eager for more great stories that weave human lives with those of the creatures we’ve been scaring each other with for hundreds of years.
Onirik : Jasmine is a very modern woman, brave, funny and sexy. Why did you choose to tell the story from her point of view ? Is it because you were inspired by yourself to build this character ?
Jennifer Rardin : I began writing the series from a third-person point-of-view. This is easier in a lot of ways, because you can show more action and various character perspectives. But about halfway through the first draft I realized the story was falling flat. Luckily I knew how to fix it.
Every time I picked up the novel, I would hear Jaz’s voice in my head - sassy, witty, pained but refusing to buckle - so I finally thought, “This is who should be telling the story. It’s going to be harder to write, but I really think it’s the way to go.”
Regarding inspiration, I think Jaz had been developing in my head over a period of several years, because I can see facets of her in earlier writings. She is less me than the girl I’d have aspired to be twenty years ago if I’d been brasher, braver, tougher, and much less inclined to worry about consequences.
Onirik : The relationship between Jaz and Vayl is unusual, with professionalism, respect, trust and friendship. Will they have a love story ? Will we know more details about Vayl’s past life and his feelings for Jaz ?
Jennifer Rardin : I’m glad you picked up on the uniqueness of their relationship. I wanted it to be different from the usual give and take you see between protagonists, something believable and yet new.
I’d say we have great potential for a love story between Jaz and Vayl, provided they can both deal with the personal issues that stand in the way of a lasting relationship.
I do reveal bits and pieces of Vayl’s past as the series progresses, but especially in book four (Bitten to Death). Obviously it’s tough to get his perspective on anything given that the books are from Jaz’s point of view, but you will understand his slant on the world and Jaz more clearly with each new book.
Onirik : We don’t have yet the good fortune to read your second book, Another One Bites the Dust, in France. Can you tell us more about this novel ?
Jennifer Rardin : Another One Bites the Dust takes place in Corpus Christie, Texas during a fictional festival, at which our heroes are pretending to be part of the entertainment (sometimes with hilarious results). Their assignment is to take out an ancient Chinese vampire who’s stolen a piece of technology vital to US interests. Of course the plan expands as we move along. New monsters appear, needing to be conquered. Old issues raise their ugly heads, demanding to be dealt with. And, um, romance ? I’d say temperatures are definitely set to rise.
Onirik : You have signed with American publisher Orbit for three more books in the series. Congratulations ! Do you already know how to finish this series or do you plan an even longer series ?
Jennifer Rardin : Thank you ! I’m absolutely thrilled. Orbit is a phenomenal publisher and I’m blessed to be affiliated with them.
I don’t know how the series ends. I understand someday it must, but at this point I see myself continuing with it as long as a publisher shows interest and readers want to share adventures with Jaz and Vayl.
Onirik : How do you organize yourself with your family when you are writing ?
Jennifer Rardin : I’m fortunate to have an incredibly supportive family. Maybe this is what happens when they watch you struggle to make your dream come true year after year after year . . . and then the call finally comes !
So when I need to work nights (in the case of a looming deadline, or extra projects such as this one) they’re great about giving me the time I need to get the job done. However, family has always been my first priority. So I try to get the majority of my writing accomplished while my husband (a teacher) is at work and my son (who’s sixteen) is at school. When my daughter’s home from college, I drop everything so we can hang out. This means my work day runs from about nine-thirty a.m. to three p.m. and then from nine p.m. to about 11:30 p.m. (because I always write at bedtime. I used to read - but now I use that time for my novels). I do write at night on weekends, but I leave the day completely free for family fun.
Onirik : The covers of your books are very pretty. Is it you who imagined them ?
Jennifer Rardin : I’d love to take credit, but no, I had nothing to do with the covers. Orbit just happens to have an art department full of creative geniuses. And I mean that sincerely. I’ve loved every cover, and thank goodness they’re so wonderful, because they make such a difference in whether or not readers pick up a book or leave it on the shelf. I’d love to say I posed for them but, uh, no ! (That thump you just heard was my entire family falling on the floor, laughing. Ah, well, they keep me grounded !)
Onirik : You communicate a lot with your fans towards your different websites. Are their opinions very important for you ?
Jennifer Rardin : I get a huge kick out of chatting with fans and try to respond to everyone who contacts me. After all, what’s a writer without a reader ? As I see it, she’s an artist without purpose. So I deeply appreciate people who spend time with my stories, and then take more time to let me know how they felt. Because time is such a valuable commodity these days, isn’t it ?
Yes, fans’ opinions mean a great deal to me and I do listen to everything they say. I may not always agree, and I certainly don’t always follow their suggestions, but I value their feedback. They’re the reason I’m in this business, so when they tell me I’ve written something that made their day a little easier to bear, I feel like I’ve done my job.
01 juin 2008

Avec son premier roman, L'ange du mal, Gilles Caillot est pour moi la révélation du moment dans le domaine du polar noir! J'ai la chance de connaitre un peu cet auteur formidable et très sympathique, dont je suis certaine qu'il va faire des ravages dans le monde littéraire dans très peu de temps! Gilles a très gentiment accepté de répondre à mes questions.
Francesca : Peux-tu nous parler un peu de toi ?
Gilles Caillot : Déjà, merci pour cet interview et de t'intéresser à mon travail.
Dans la vraie vie, je suis consultant dans les technologies de l'information et je travaille pour une grande société de service informatique. Je suis le père de cinq enfants et je dois dire qu'il ne me reste pas beaucoup de temps pour écrire... Pourtant, l'écriture est devenue une véritable passion... Pire... Une drogue.
F : Es-tu un grand lecteur ? Quel est le dernier livre que tu aies lu et apprécié ?
G.C : Pas grand lecteur... Plus jeune j'ai lu pas mal de romans de Stephen King et de Dan Simmons, et plus tard Maxime Chattam, Jean-Christophe Grangé et dernièrement Franck Thilliez.
Aujourd'hui, j'ai du mal à lire, car je préfère passer le temps qu'il me reste à écrire.
Le bouquin que j'ai le plus apprécié est sans conteste L'âme du mal (l'un des trois tomes de la trilogie du mal) de Maxime Chattam... J'ai vraiment adoré et je crois que c'est lui qui m'a redonné envie d'écrire... (J'avais commencé par des nouvelles d'horreur...)
Ces derniers temps ma préférence s'oriente plus sur Franck Thilliez. J'adore son univers et sa façon d'écrire.
F : Pourquoi as-tu choisi d'écrire des romans policiers particulièrement noirs ?
G.C : Ce genre de littérature est celui que je préfère. J'avais, plus jeune, envie d'écrire des romans ou des nouvelles d'horreur comme King ou Edgard Poe l'avaient fait. Aujourd'hui, avec ce qu'il se passe dans notre société, l'horreur rejoint de temps à autre la réalité... Ce sont ces moments terribles que j’ai envie de saisir et les faire vivre au travers de mes romans.
Rester crédible… être au plus proche de la réalité reste mon credo.
F : D'où t'es venue l'idée de l'intrigue de ton premier roman, L'Ange du mal ?
G.C : L’intrigue est venue comme ça… Par hasard.
Je venais de partir en vacances et de terminer L’âme du mal de Chattam… J’avais envie de poursuivre ce que je venais de lire par l’écriture… Je voulais ressentir le même plaisir… Tenter quelque chose… Bien sûr à ce moment-là, c’était totalement en amateur et avec aucune idée en tête… Un truc, rien que pour moi.
Puis j’ai commencé à écrire les premières scènes. C’était comme un film. J’écrivais ce que je voyais. Puis j’ai commencé à structurer, donner de l’épaisseur et de la consistance. Et je me suis pris au jeu.
F : Combien de temps as-tu mis pour écrire ce roman ? Et pour être édité ?
G.C : J’ai mis sept mois pour écrire L’ange du mal. Et encore… J’ai eu un intermède d’un mois et demi pendant lequel je n’ai rien produit… Je venais d’apprendre le cancer de mon père et cette nouvelle m’a pas mal perturbé.
Pour l’édition ça a été rapide…
Je ne pensais pas être édité et c’est seulement parce que certains de mes proches ont apprécié ce que j’avais écrit et m’ont motivé pour l’envoyer que j’ai timidement transmis mon manuscrit avant de partir en vacances (par email à deux éditeurs). Je me disais qu’en rentrant, je m’occuperai sérieusement de la chose et enverrai mon bouquin à des éditeurs plus connus.
Quand je suis rentré, j’avais deux contrats dans la boite aux lettres…
Trois mois après, L’ange du mal se matérialisait…
F : Dans L'Ange du mal, les informations concernant l'anatomie humaine et les méthodes d'investigation policière sont particulièrement détaillées. As-tu effectué beaucoup de recherches ? Comment t'y es-tu pris ?
G.C : Pas mal de recherches, mais j’ai surtout puisé dans mes connaissances personnelles, acquises au fil des ans…
J’ai toujours adoré les sciences forensiques et m’étais documenté depuis assez longtemps.
Pour l’anatomie… Je m’étais inscrit en fac de médecine… C’est dire ma passion pour le corps humain.
F : L'histoire du livre se passe dans la ville de Lyon et ses environs. As-tu un coup de cœur pour cette ville ?
G.C : Lyon est ma ville. J’y suis né et y fais toutes mes études.
J’ai vécu à Paris pendant plusieurs années ainsi qu’à Milan (en Italie) mais je dois dire que j’ai un atome particulièrement crochu avec la cité des Gaules.
F : Peux-tu nous parler un peu plus de ton second roman, Réminiscence, qui paraîtra à l'automne prochain ?
G.C : Réminiscence est ma deuxième tentative dans le monde de la littérature polardesque et j’espère qu’il connaîtra un écho aussi favorable que le premier. L’ange du mal avait pas mal de défauts et de péchés de jeunesse et j’ai du mal aujourd’hui à le relire sans me dire… T’aurais pas dû écrire ça comme ça… C’est pas bon… Répétitions… Lourdeurs…
Je crois que Réminiscence sera un opus mieux maîtrisé. J’ai souhaité conserver le même univers que pour L’ange du mal… Les protagonistes auxquels je m’étais finalement fortement attaché vont devoir jouer des coudes pour s’en sortir…
Le début du bouquin explique certaines choses qui étaient restées en suspens dans L’ange du mal. Pour conclure, je dirai que le livre est très rythmé… chapitres courts… histoires croisées… enchaînant suspens et noirceur.
Le lecteur vivra une course contre la mort…
F : Quels sont tes futurs projets ?
Pleins !!!
Tout d’abord, Lignes de sang, mon troisième roman, est terminé et il est en correction chez ma lectrice number 1.
Je suis impatient de pouvoir l’envoyer très prochainement. Cet opus, même s’il se passe à Lyon, verra apparaître une toute nouvelle équipe d’investigation.
Et un quatrième bouquin sur lequel je travaille actuellement qui verra le retour de mon italien préféré.
F : As-tu des conseils à donner aux écrivains qui aimeraient être publiés ?
G.C : Je pense qu’il faut écrire sans arrière-pensée et surtout écrire pour le plaisir. Ne surtout pas chercher à rentrer dans un style particulier ou dans un moule qu’on s’imposerait parce que il est de bon ton d’écrire dans tel ou tel registre.
L’important c’est de préserver son univers et persévérer…
Je pense réellement qu’on s’améliore en écrivant. Donc, il faut continuer coûte que coûte.
Après, il y a aussi le facteur chance. Et il est sacrément important.
Merci beaucoup Gilles et bonne continuation dans tes romans!
14 mars 2008

A 40 ans, Cody McFadyen a déjà vécu plusieurs vies : il s’est impliqué pendant près de 10 ans dans des activités d’assistance aux personnes jusqu’à l’âge de 26 ans à partir duquel il a tenté de devenir le plus matérialiste possible, enfin c’est ce qu’il dit. Puis, à l’aube de ses 30 ans, il a recommencé à écrire, passion qu’il avait débuté à l’âge de 9 ans mais qu’il avait abandonné par la suite. Bien lui a pris puisqu’il va bientôt sortir un troisième roman, The Darker Side, après Shadowman, déjà paru en France, et The Face of Death, avec Smoky Barrett comme héroïne.
Onirik : J’ai lu sur votre site que vous étiez un mordu de lecture (comme moi !) et que vous aimiez Stephen King. Quelles sont les raisons qui vous fassent aimer les thrillers ? Est-ce pour cela que vous avez décidé d’en écrire ? Lisez-vous uniquement des thrillers ou lisez-vous d’autres genres de littérature ?
Cody McFadyen : En grandissant, j’ai lu principalement de la fantasy, des livres d’horreur et de la science-fiction, et occasionnellement des livres historiques. Lorsque Presumed innocent de Scott Turow est sorti, je l’ai lu et j’ai été immédiatement accroché par le thriller. J’apprécie ce genre car il vous permet vraiment de plonger dans toutes les facettes de l’humanité. Vous avez le bien et le mal ainsi que les choses dans l’intervalle. Vous avez l’excitation, un peu (ou beaucoup) de peur, et l’examen de la fragilité de la nature humaine.
Je lis principalement des thrillers maintenant, mais depuis j’ai atteint la quarantaine, j’ai décidé de retrouver tout ce qui m’est nostalgique (j’ai par exemple acheté un gramophone et quelques albums). Je suis en train de relire certains de mes romans préférés du passé.
O : Vous avez aussi affirmé que les personnages sont la chose la plus importante dans un roman. Comment avez-vous imaginé Smoky Barrett, votre personnage principal ? Pourquoi avez-vous choisi de raconter l’histoire de son point de vue ?
C.M : Smoky est arrivée dans mon esprit alors qu’elle était totalement formée. Je ne suis pas certain de l’endroit d’où elle vient exactement, ou peut-être que je ne veux juste pas comprendre…
O : Comme votre personnage de Shadowman, éprouvez-vous de l’intérêt pour Jack L’Eventreur ? Pourquoi avez-vous choisi en particulier ce tueur en série ?
C.M : Je l’ai choisi car il représente une icône, et il était donc un objet d’obsession réaliste pour l’assassin dans le roman.
O : Avez-vous effectué beaucoup de recherches à propos du fonctionnement du FBI, des meurtres et des aspects psychologiques pour vos romans ?
C.M : J’ai fait un peu de recherche. J’utilise beaucoup Internet, mais j’ai lu aussi Mind Hunter de John Douglas. J’ai également acheté Techniques of Crime Scene Investigation, un manuel, et Practical Homicide Investigation, un autre manuel. Et je suis toujours aussi curieux… J’aime relever les faits divers.
O : Quand vous écrivez, avez-vous un emploi du temps fixe ou écrivez-vous lorsque vous vient l’inspiration ? Quelle est votre humeur lorsque vous travaillez ? Est-ce que votre famille vous soutient ?
C.M : Quand j’écris, j’ai besoin de rédiger quelque chose tous les jours, et j’essaie généralement de me donner un objectif de pages à écrire. Ecrire est un travail, et j’ai découvert que vous ne pouviez pas vous forcer à écrire comme on pourrait le faire pour certaines choses (du moins, moi j’en suis incapable) mais vous ne pouvez pas non plus rester assis en attendant qu’une muse vienne vous voir. Pour moi, débuter l’écriture est toujours le plus difficile. Lorsque je me réveille, écrire est en général la dernière chose que je veuille faire. Je préfère lire ou bien regarder la TV ou bien bricoler, ou bien, ou bien, ou bien… mais je pense que si je me force à commencer à écrire, la machine se met en branle et je me laisse entrainée par elle.
Je dirais que mon humeur affecte mon travail. J’ai assez de sang-froid, mais j’ai mes mauvais jours comme tout un chacun, et je trouve qu’il m’est difficile de travailler lorsque je suis distrait. Ma famille m’aide en tolérant mes prises de distance et mon inaccessibilité lorsque je suis dans une écriture débridée. :)
O : Quelle fut votre première réaction lorsque vous avez appris que vous alliez être publié, puis lorsque vous avez tenu le premier exemplaire de votre livre entre vos mains ?
C.M : Mon premier sentiment fut : « Ah, ah, ils ont été dupés, ils croient que je suis écrivain ! » Je pensais qu’ils allaient comprendre que j’étais un imposteur qui ne méritait pas d’être appelé un auteur tôt ou tard. Mon deuxième sentiment fut une pure extase. La première fois que j’ai vu mon livre, ce fut un autre moment d’irréalité totale. Je me souviens d’avoir été à Londres, d’avoir vu quelqu’un en train de regarder mon roman dans une librairie et de me sentir comme si j’étais en train de regarder un film. Complètement surréaliste.
O : Vous avez eu plusieurs emplois. Avez-vous des regrets d’avoir arrêté d’écrire durant toutes ces années ou pensez-vous que ces expériences ont été nécessaires pour trouver votre voie ?
C.M : Le regret est une chose facile. Je choisis de croire que j’ai commencé à écrire lorsque j’étais prêt à commencer à écrire. Cela pourrait juste être une connerie égoïste, mais je ne peux pas nier que la façon dont j’écris maintenant est influencée par mon expérience de la vie à ce jour.
O : Nous n’avons pas encore eu la chance de lire The Face of Death en France. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce roman ?
C.M : The Face of Death s’intéresse à l’idée suivante : au lieu d’un tueur en série qui choisit de nombreuses victimes avec la même ressemblance physique, et qui les tue, nous avons un assassin qui choisit de modifier le cours de l’avenir d’une jeune fille en la suivant à travers sa vie et en tuant tous ceux qu’elle aime et qui l’aime. Nous la rencontrons à l’âge de 16 ans. Elle est dans une maison entourée des cadavres de sa famille d’accueil et elle pointe un pistolet sur sa tempe. Elle dit : « Je veux parler à Smoky Barrett ou je me tue. » Et l’histoire commence à partir de là…
O : Pourquoi avez-vous écrit une suite à Shadowman avec les mêmes personnages ? En saurons-nous davantage sur les membres de l’équipe : Callie, James et Alan ?
C.M : J’avais toujours eu l’intention d’en faire une série. J’aime les personnages, et je suis curieux de voir comment ils se développent. Et oui, bien sûr, nous allons tous en apprendre davantage à propos de ces personnages, au fur et à mesure que le temps passe et que la série progresse.
O : Pouvez-vous nous parler de vos projets ? Avez-vous commencé un nouveau livre ? Ecrirez-vous une suite avec Smoky comme héroïne ?
C.M : J’ai terminé un troisième roman avec Smoky et son équipe en vedette, actuellement intitulé The Darker Side. Il est en cours d’édition, mais je pense que les lecteurs de la série seront satisfaits du résultat. Il s’agit toujours de secrets, et du fait que les garder peut devenir une prison, et avoir des conséquences mortelles.
06 mars 2008

Ca y est, j'ai reçu les réponses de Cody McFadyen, l'auteur de Shadowman! J'ai effectué l'interview pour Onirik mais je vous le remets ici. Je ferai une traduction en français un peu plus tard.
Cody McFadyen est un jeune auteur né en 1968 dans le Texas. Passionné de thrillers, il a sorti son premier roman dans ce genre, Shadowman, en 2006, qui fut un succès tel qu’il en a écrit une suite, The Face of Death, sorti en 2007. Son troisième roman, The Darker Side, toujours avec Smoky Barrett comme héroïne, sortira à l’automne prochain. Pris actuellement dans l’édition de ce roman, Cody McFadyen a cependant pris le temps de répondre à nos questions. Nous le remercions pour sa gentillesse et sa disponibilité !
Onirik : I read in your website that you are a very big reader (as I am !) and that you like Stephen King. What are the reasons that make you like the thriller genre ? Is that why you chose to write thrillers ? Do you only read thrillers or other kinds of literature ?
Cody McFadyen : Growing up, I read primarily fantasy, horror, and science fiction, with the occasional historical novel. When Presumed Innocent by Scott Turow came out, I read that and was immediately hooked on the thriller genre. I enjoy the genre because it really lets you engage with all the facets of humanity. You have good and evil and the things in between. You have the excitement, a little bit (or a lot) of scare, and the examination of the frailty of the character of man.
I read primarily thrillers now, but since I hit 40 and decided to get all nostalgic (I just bought a phonograph player and some albums, for example) I’m revisiting some of my favourite novels of the past.
O : You have also said that characters are the most important thing in a novel. How did you imagine Smoky Barrett, your principal character ? Why did you choose to tell the story from her point of view ?
C.M : Smoky came into my mind fully formed. I’m not sure exactly where she came from, or maybe I just don’t want to understand...
O : As your character of Shadowman, are you interested in Jack the Ripper ? Why did you choose this serial killer in particular ?
C.M : I chose him because he is iconic, and thus was a realistic object of obsession for the killer in the novel.
O : Did you do a lot of research about FBI operating, murderers and psychological aspects for your novels ?
C.M. : I did quite a bit of research. I use the internet heavily, but I also read Mind Hunter by John Douglas. I additionally purchased Techniques of Crime Scene Investigation, a textbook, and Practical Homicide Investigation, a textbook. And I’m always inquiring... I like to collect little factoids.
O : When you are writing, have you a fixed planning or do you write when the inspiration comes ? How is your mood during your work ? Does your family help you ?
C.M : When I’m writing, I need to try and write something every day, and I generally try to give myself a goal of pages written. Writing is work, and I’ve found you can’t push it quite like some things (at least I can’t) but you also can’t sit around waiting for the muse to visit. For me, getting started is always the hardest part. When I wake up, writing is usually the last thing I want to do. I’d rather read, or watch TV or work on the house,or, or, or... but I find if I force myself to start writing, the ball starts rolling and I get caught up in it.
I’d say my mood does affect my work. I’ve pretty level-headed, but I have bad days like anyone else, and I do find it difficult to work when I get distracted. My family helps me by tolerating my distance and inaccessibility when I am on a writing binge. :)
O : What was your first feeling when you knew that you would be published and then, when you had your first book in your hands ?
C.M : My first feeling was : "Ha ha, fooled them, they think I’m a writer !" I thought they’d figure out I was a fraud who didn’t deserve to be called an author sooner or later. My second feeling was pure ecstasy. When I first saw my book, it was another moment of total unreality. I remember being in London and seeing someone looking at my novel in a bookstore and feeling as though I were watching a fiction movie. Completely unreal.
O : You had very different jobs. Do you have any regrets to have stopped writing during these years or do you think that you needed these experiences to find your way ?
C.M. : Regret is easy. I choose to think that I started writing when I was ready to start writing. That might just be self-serving bullshit, but I can’t deny that how I write now is influenced by my understanding of life to date.
O : We don’t yet have the good fortune to read The Face of Death in France. Can you tell us more about this novel ?
C.M : The Face of Death examines the following idea : instead of a serial killer who chooses many victims of the same body type, and kills them, we have a killer who chooses to alter the course of a young girl’s future by following her through her life and killing anyone she loves, or who loves her. We meet her at the age of 16. She’s in a house surrounded by the bodies of her foster family, and she has a gun to her head. She says : "I want to speak to Smoky Barrett, or I’ll shoot myself". And things develop from there...
O : Why did you write a follow-up to Shadowman with the same characters ? Will we know more details about Smoky’s team members : Callie, James and Alan ?
C.M : I had always intended for this to be a series. I like the characters, and I’m curious to see how they all develop. And yes, of course, we’ll all learn more about these characters as time goes on and the series progresses.
O : Can you tell us your projects ? Have you begun a new book ? Will you write a following with Smoky again ?
C.M : I have actually finished a third novel featuring Smoky and her team, currently titled The Darker Side. I’m mid editing it, but I think readers of the series will be happy with the result. It’s all about secrets, and how keeping them can become a prison, and can have deadly results.
Lien vers l'interview sur Onirik






