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Le monde de Francesca
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30 avril 2008

La 37e Heure, Jodi Compton

La_37e_Heure

Présentation de l'éditeur

Sarah Pribek, inspecteur à la brigade des personnes disparues, regagne la maison de Minneapolis qu'elle partage avec son mari et collègue, Shiloh. Celui-ci vient de partir pour le centre de formation du FBI en Virginie. En découvrant qu'il n'y est jamais arrivé, Sarah a un terrible pressentiment. Elle est bien placée pour savoir qu'après trente-six heures d'absence il est quasiment impossible de retrouver la trace de quelqu'un. À mesure que le passé de son mari se dévoile, c'est un étranger qu'elle découvre et sa pire crainte - la mort de Shiloh - est peut-être moins douloureuse que les révélations auxquelles elle devra faire face. La 37e heure est le moment que tout le monde redoute.

Mon avis

Commençons par La 37e Heure de Jodi Compton dont la quatrième de couverture remplit bien son rôle en appâtant le lecteur sur les perspectives alléchantes du contenu de l’ouvrage. Sarah Pribek, inspecteur chargé des personnes disparues, est mariée à Shiloh, qui est sur le point de partir à Quantico, le lieu de formation des futurs agents du FBI. Hors, celui-ci n’a jamais pris l’avion pour la Virginie. D’enquêtrice, Sarah devient victime et prend la place des familles pour lesquelles elle travaille habituellement. Mais elle sait que les 36 premières heures après la disparition sont les plus importantes et celles où on a le plus de chances de retrouver la personne (d’où le titre identique à la version originale). Décidée à retrouver Shiloh, elle ne perd donc pas de temps et part sur les traces du passé mystérieux de son mari et découvre des pans entiers de sa vie dont elle ne soupçonnait même pas l’existence.

Dis comme ça, ça en jette, vous ne trouvez pas ? Et effectivement, il s’agit bien de la principale intrigue de l’histoire, avec son point de départ, ses péripéties et son dénouement. Sauf que l’auteur ne fait que survoler les différentes révélations que Sarah trouve au cours de son périple. Toutes sortes de parades sont déployées pour traiter le sujet avec pudeur et sensibilité, d’allusions en sous-entendus, jusqu’à la narration à la première personne de Sarah qui permet de cacher au lecteur toute une partie de la vérité en racontant cette histoire de manière tout à fait subjective. C’est fort dommage car le fond du récit était vraiment intéressant et pouvait donner matière à plus de complexité et de réflexion. Ainsi, le personnage de Shiloh est en lui seul un puits sans fond de mystère, de trajectoires personnelles et professionnelles qui partent dans tous les sens, avec un passé chargé et sombre qu’il cache à sa femme. Personne disparue et absente de la quasi-totalité de l’action du roman, il en demeure cependant le véritable personnage principal, toute l’intrigue tournant autour de lui, à travers notamment des flashbacks que Sarah s’autorise à revivre et des ombres de son passé qu’elle découvre petit à petit. Sarah n’est finalement qu’un instrument qui permet au lecteur d’essayer de comprendre davantage Shiloh, sans jamais le cerner totalement, même jusqu’à l’épilogue qui est troublant et qui réserve sa surprise finale.

Une autre intrigue, qui n’a de secondaire que le nom puisqu’elle sera amenée à être une pièce maitresse de l’histoire, aurait mérité également d’être davantage traitée. Genevieve, la coéquipière de Sarah, n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis que sa fille a été violée et assassinée. De fortes présomptions ont pesé sur un suspect qui s’en est malheureusement tiré. Dès lors, la seule raison de vivre de Genevieve est d’épier celui qu’elle sait être le meurtrier de sa fille, dans l’espoir qu’il fasse un faux pas un jour. Cette femme en pleine déroute a un comportement autodestructeur et des réactions anormales et aurait gagné à avoir un rôle plus étoffé. Mais elle tiendra certainement une place plus importante dans le deuxième roman de Jodi Compton, qui est paru en VO en 2005 sous le titre Sympathy between humans. Ah oui, j’avais oublié de préciser que Sarah Pribek sera l’héroïne d’une série. C’est sûrement la raison pour laquelle l’épilogue est si ouvert et si déconcertant. Je suis certaine que cet auteur progressera avec ses prochains romans.

La 37e Heure

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Commentaires
M
Je ne voudrais pas mettre de trop gros spoilers sur le blog. ;)
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S
Je reconnais que ce lire à éveiller ma curiosité.Je voudrai quand même savoir ce que peut bien cacher ce mystérieux Shiloh avant de trouver le livre.Est-ce que sa t'ennuierais de me révéler le dénouement ?
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