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14 mars 2008

  • Interview de Cody McFadyen - VF
  • Cody_McFadyen

    A 40 ans, Cody McFadyen a déjà vécu plusieurs vies : il s’est impliqué pendant près de 10 ans dans des activités d’assistance aux personnes jusqu’à l’âge de 26 ans à partir duquel il a tenté de devenir le plus matérialiste possible, enfin c’est ce qu’il dit. Puis, à l’aube de ses 30 ans, il a recommencé à écrire, passion qu’il avait débuté à l’âge de 9 ans mais qu’il avait abandonné par la suite. Bien lui a pris puisqu’il va bientôt sortir un troisième roman, The Darker Side, après Shadowman, déjà paru en France, et The Face of Death, avec Smoky Barrett comme héroïne.

    Onirik : J’ai lu sur votre site que vous étiez un mordu de lecture (comme moi !) et que vous aimiez Stephen King. Quelles sont les raisons qui vous fassent aimer les thrillers ? Est-ce pour cela que vous avez décidé d’en écrire ? Lisez-vous uniquement des thrillers ou lisez-vous d’autres genres de littérature ?

    Cody McFadyen : En grandissant, j’ai lu principalement de la fantasy, des livres d’horreur et de la science-fiction, et occasionnellement des livres historiques. Lorsque Presumed innocent de Scott Turow est sorti, je l’ai lu et j’ai été immédiatement accroché par le thriller. J’apprécie ce genre car il vous permet vraiment de plonger dans toutes les facettes de l’humanité. Vous avez le bien et le mal ainsi que les choses dans l’intervalle. Vous avez l’excitation, un peu (ou beaucoup) de peur, et l’examen de la fragilité de la nature humaine.

    Je lis principalement des thrillers maintenant, mais depuis j’ai atteint la quarantaine, j’ai décidé de retrouver tout ce qui m’est nostalgique (j’ai par exemple acheté un gramophone et quelques albums). Je suis en train de relire certains de mes romans préférés du passé.

    O : Vous avez aussi affirmé que les personnages sont la chose la plus importante dans un roman. Comment avez-vous imaginé Smoky Barrett, votre personnage principal ? Pourquoi avez-vous choisi de raconter l’histoire de son point de vue ?

    C.M : Smoky est arrivée dans mon esprit alors qu’elle était totalement formée. Je ne suis pas certain de l’endroit d’où elle vient exactement, ou peut-être que je ne veux juste pas comprendre…

    O : Comme votre personnage de Shadowman, éprouvez-vous de l’intérêt pour Jack L’Eventreur ? Pourquoi avez-vous choisi en particulier ce tueur en série ?

    C.M : Je l’ai choisi car il représente une icône, et il était donc un objet d’obsession réaliste pour l’assassin dans le roman.

    O : Avez-vous effectué beaucoup de recherches à propos du fonctionnement du FBI, des meurtres et des aspects psychologiques pour vos romans ?

    C.M : J’ai fait un peu de recherche. J’utilise beaucoup Internet, mais j’ai lu aussi Mind Hunter de John Douglas. J’ai également acheté Techniques of Crime Scene Investigation, un manuel, et Practical Homicide Investigation, un autre manuel. Et je suis toujours aussi curieux… J’aime relever les faits divers.

    O : Quand vous écrivez, avez-vous un emploi du temps fixe ou écrivez-vous lorsque vous vient l’inspiration ? Quelle est votre humeur lorsque vous travaillez ? Est-ce que votre famille vous soutient ?

    C.M : Quand j’écris, j’ai besoin de rédiger quelque chose tous les jours, et j’essaie généralement de me donner un objectif de pages à écrire. Ecrire est un travail, et j’ai découvert que vous ne pouviez pas vous forcer à écrire comme on pourrait le faire pour certaines choses (du moins, moi j’en suis incapable) mais vous ne pouvez pas non plus rester assis en attendant qu’une muse vienne vous voir. Pour moi, débuter l’écriture est toujours le plus difficile. Lorsque je me réveille, écrire est en général la dernière chose que je veuille faire. Je préfère lire ou bien regarder la TV ou bien bricoler, ou bien, ou bien, ou bien… mais je pense que si je me force à commencer à écrire, la machine se met en branle et je me laisse entrainée par elle.

    Je dirais que mon humeur affecte mon travail. J’ai assez de sang-froid, mais j’ai mes mauvais jours comme tout un chacun, et je trouve qu’il m’est difficile de travailler lorsque je suis distrait. Ma famille m’aide en tolérant mes prises de distance et mon inaccessibilité lorsque je suis dans une écriture débridée. :)

    O : Quelle fut votre première réaction lorsque vous avez appris que vous alliez être publié, puis lorsque vous avez tenu le premier exemplaire de votre livre entre vos mains ?

    C.M : Mon premier sentiment fut : « Ah, ah, ils ont été dupés, ils croient que je suis écrivain ! » Je pensais qu’ils allaient comprendre que j’étais un imposteur qui ne méritait pas d’être appelé un auteur tôt ou tard. Mon deuxième sentiment fut une pure extase. La première fois que j’ai vu mon livre, ce fut un autre moment d’irréalité totale. Je me souviens d’avoir été à Londres, d’avoir vu quelqu’un en train de regarder mon roman dans une librairie et de me sentir comme si j’étais en train de regarder un film. Complètement surréaliste.

    O : Vous avez eu plusieurs emplois. Avez-vous des regrets d’avoir arrêté d’écrire durant toutes ces années ou pensez-vous que ces expériences ont été nécessaires pour trouver votre voie ?

    C.M : Le regret est une chose facile. Je choisis de croire que j’ai commencé à écrire lorsque j’étais prêt à commencer à écrire. Cela pourrait juste être une connerie égoïste, mais je ne peux pas nier que la façon dont j’écris maintenant est influencée par mon expérience de la vie à ce jour.

    O : Nous n’avons pas encore eu la chance de lire The Face of Death en France. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce roman ?

    C.M : The Face of Death s’intéresse à l’idée suivante : au lieu d’un tueur en série qui choisit de nombreuses victimes avec la même ressemblance physique, et qui les tue, nous avons un assassin qui choisit de modifier le cours de l’avenir d’une jeune fille en la suivant à travers sa vie et en tuant tous ceux qu’elle aime et qui l’aime. Nous la rencontrons à l’âge de 16 ans. Elle est dans une maison entourée des cadavres de sa famille d’accueil et elle pointe un pistolet sur sa tempe. Elle dit : « Je veux parler à Smoky Barrett ou je me tue. » Et l’histoire commence à partir de là…

    O : Pourquoi avez-vous écrit une suite à Shadowman avec les mêmes personnages ? En saurons-nous davantage sur les membres de l’équipe : Callie, James et Alan ?

    C.M : J’avais toujours eu l’intention d’en faire une série. J’aime les personnages, et je suis curieux de voir comment ils se développent. Et oui, bien sûr, nous allons tous en apprendre davantage à propos de ces personnages, au fur et à mesure que le temps passe et que la série progresse.

    O : Pouvez-vous nous parler de vos projets ? Avez-vous commencé un nouveau livre ? Ecrirez-vous une suite avec Smoky comme héroïne ?

    C.M : J’ai terminé un troisième roman avec Smoky et son équipe en vedette, actuellement intitulé The Darker Side. Il est en cours d’édition, mais je pense que les lecteurs de la série seront satisfaits du résultat. Il s’agit toujours de secrets, et du fait que les garder peut devenir une prison, et avoir des conséquences mortelles.

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