Birthmarked tome 1 : Rebelle, Caragh O'Brien

Présentation de l'éditeur
Dans le monde de Gaia, il y a les privilégiés, qui habitent derrière le mur de l'Enclave, et ceux, comme elle, qui vivent à l'extérieur. Tous les mois, la jeune fille aide sa mère, sage-femme, à donner à l'Enclave trois nouveau-nés. Mais, un soir, les parents de Gaia sont brutalement arrêtés et conduits derrière le mur. À peine ont-ils le temps de lui confier un mystérieux ruban sur lequel est brodé un étrange code...
Mon avis
Roman de dystopie, ce premier tome d'une trilogie fait le buzz dans la blogosphère française. Je l'avais en ligne de mire lors de sa parution américaine il y a un an mais l'histoire ne me tentait pas plus que ça, et s'il se lit bien, il n'est pas non plus bouleversant. La couverture française n'est pas des plus jolies mais le ruban autour est sympa et est en rapport avec l'histoire. Original.
Gaia a 16 ans et a une longue cicatrice au visage. Elle aide sa mère sage femme à mettre au monde des bébés. Les 3 premiers de chaque mois sont avancés au Mur qui sépare les pauvres comme la famille de Gaia qui se trouvent à l'extérieur des plus aisés qui vivent à l'intérieur de l'Enclave et où les nouveaux nés avancés sont adoptés. Lorsque les parents de Gaia sont arrêtés, elle ne souhaite plus que les retrouver et doit pour cela s'introduire dans l'Enclave.
Gaia est une personne forte et courageuse. Même si elle n'en a pas conscience, mue par le devoir et l'amour de ses parents, elle agit de telle façon qu'elle révèle certaines vérités assez laides sur le monde dans lequel elle vit et le met donc en péril, devenant dangereuse aux yeux des autorités. Sa cicatrice, réel handicap dans l'histoire, est constamment citée, ce qui est un peu agaçant même si c'est important. La narration est à la 3ème personne mais on a accès à tous les sentiments de Gaia. Néanmoins, j'ai eu du mal à être touchée par ce personnage ou même par l'ensemble de l'univers. Il manque cette pointe d'émotion qui permettrait de franchir un cap.
Comme il s'agit d'un pur roman de dystopie, l'aspect sentimental n'est pas le point majeur de l'histoire, même s'il est toujours bien entendu présent en la personne de Léon, le fils adoptif du Protecteur qui régit l'Enclave. La personnalité de Léon n'est pas des plus mystérieuses mais il constitue un protagoniste solide. Le récit se focalise donc sur l'intrigue qui traite d'un sujet complexe intéressant sur les conséquences morales et génétiques de l'avancement des nouveaux-nés. L'auteur aborde d'ailleurs la question de l'ADN de façon surprenante mais finalement pédagogique.
Si l'histoire est là, les transitions sont très surprenantes, comme s'il y avait des problèmes de renvois à la ligne ou de saut de paragraphes. Je ne sais pas si c'est un problème d'édition française ou si cela a été voulu dans la version originale, mais ça m'a perturbée et désorganise la lecture. A part ce point qui est plus ou moins gênant, ce roman est réussi mais manque d'un petit quelque chose qui aurait pu lui donner davantage d'envergure.
Le tome 2, Bannie sortira en octobre et le tome 3, Captive, en 2012.