Les Demoiselles de la Plume blanche, Jacqueline Winspear

Présentation de l'éditeur
Londres, 1930. Maisie Dobbs - une jeune détective privée - est contactée par Joseph Waite, un puissant homme d'affaires, dur mais respecté, admiré aussi pour son action en faveur des plus démunis, l'Angleterre se trouvant alors en pleine crise économique. Sa fille, Charlotte, s'est enfuie de la maison mais, par peur du scandale, Waite ne veut pas faire appel à la police. Au fil de ses recherches, Maisie va être confrontée à trois curieuses affaires de meurtres, qui ne sont pas sans lien avec la disparition de Charlotte puisque les victimes étaient ses amies les plus proches. Une fois encore, Maisie se retrouve plongée dans les horreurs de la Première Guerre mondiale... et dans son propre passé.
Mon avis
Le livre de Jacqueline Winspear, un auteur d’origine anglaise, est le deuxième d’une série mettant en scène Maisie Dobbs, une détective dans l’Angleterre après la Première Guerre mondiale. Maisie est encore une belle jeune femme mais elle a été traumatisée par les dommages causés par la guerre à son ancien fiancé et ne souhaite plus s’engager. D’une condition modeste, elle a acquis l’affection et le soutien de ses employeurs et a pu monter sa petite agence de détective avec son fidèle assistant Billy. Sa nouvelle affaire concerne la disparition d’une jeune femme, Charlotte, que le père, Joseph Waite, le propriétaire d’une chaine de magasins souhaite retrouver. Au fur et à mesure de son enquête, Maisie se rend compte que ce qui s’apparente à une fugue est bien plus complexe que cela, et lorsqu’un meurtre est commis, sa vie pourrait être en danger.
Le style du roman est plus à chercher du côté d’Agatha Christie et son héroïne Miss Marple que de Brenda Joyce avec Francesca Cahill, avec un rythme assez lent mais pas totalement ennuyeux et peu d’actions au profit d’une réflexion plus profonde de la part de l’héroïne. Les états d’âme de Maisie sont souvent mis en avant mais l’enquête demeure prioritaire. Les personnages principaux tiennent également une place importante dans l’ouvrage, des problèmes de santé de Billy ou du père de Maisie, à la rencontre du charmant Dr Dene, en passant par ses rapports avec l’inspecteur Stratton (non je répète, n’y voyez aucune ressemblance avec Francesca et Bragg le pseudo mou du genou).
Ce genre de roman un peu contemplatif n’est pas ma tasse de thé mais je ne l’ai pas lu avec réticence et au final, je ne me suis pas ennuyée, ce qui est un bon point par rapport au livre suivant.