La dame en noir, Susan Hill

Présentation de l’éditeur
Angleterre, début du XXe siècle. Par un mois de novembre froid et brumeux, Arthur Kipps, jeune avoué londonien, est dépêché dans le nord du pays pour assister aux funérailles d'Alice Drablow, 87 ans, puis trier ses papiers en vue d'organiser sa succession.
À Crythin Gifford, village où Kipps pose ses valises, les habitants lui battent froid dès qu'il prononce le nom de feue Mme Drablow, unique occupante du Manoir des Marais, demeure isolée, battue par les vents et située sur une presqu'île uniquement accessible à marée basse.
Lors de l'inhumation, dans une église quasi déserte, Arthur remarque la présence, un peu en retrait, d'une femme tout de noir vêtue, le visage émacié, comme rongée par une terrible maladie. Il l'aperçoit ensuite dans le cimetière, mais elle s'éclipse avant qu'il ait le temps de lui parler...
Cette femme en noir, Arthur la verra de nouveau aux abords du manoir, une fois qu'il s'y sera installé pour commencer son travail. Mais se produisent alors nombre de phénomènes mystérieux qui ébranleront le jeune homme et feront vaciller sa raison...
Comme il l'apprendra peu à peu, une malédiction plane sur ces lieux...
Mon avis
Ce court roman qui pourrait davantage prétendre au titre de nouvelle date de 1983 et prend les traits d’une histoire d’épouvante à l’ancienne avec une ambiance gothique et s’ingéniant davantage à créer une atmosphère particulière qu’un vrai récit destiné à faire peur.
Arthur Kipps est un jeune notaire rêvant de devenir associé et ainsi de pouvoir s’établir et fonder une famille avec sa fiancée Stella. A 23 ans, il est plein d’ambition, d’orgueil et de rationalité. Il fait donc fi des rumeurs, des superstitions et des avertissements des habitants du cru et préfère affronter le problème plutôt que de jouer de prudence. Evidemment, quand on est simple spectateur et qu’on vit l’histoire de l’extérieur, on maudit l’entêtement stupide du héros et on voit le malheur arriver comme un train fou qui est sur le point de heurter un mur.
La brume épaisse, les apparitions, les bruits venant de nulle part... les éléments perturbateurs sont dépeints davantage de manière impressionniste, avec talent d'ailleurs, que vraiment effroyable. Si la lecture du roman est rapide et plaisante mais ne suscite pas vraiment de frissons de la part du lecteur rompu à la violence du monde actuel et à la surenchère des histoires contemporaines, l’ouvrage de Susan Hill est une bonne base pour un film qui accentuera les passages surnaturels pour les rendre plus spectaculaires et effrayants. La dame en noir est adapté en film avec Daniel Radcliffe dans le rôle d’Arthur Kipps, et il sortira le 14 mars dans les salles de cinéma en France.