New Victoria, Lia Habel

Présentation de l’éditeur
L’amour est immortel.
L’amour ignore les frontières, dit-on. Et celle entre la vie et la mort?
Bienvenue à New Victoria, le dernier refuge d’une humanité éreintée par les guerres.
Les jeunes filles de bonne famille y ont un destin tout tracé: épouser un membre de la haute société et collectionner les robes de bal.
Nora n’a jamais aimé se plier aux règles, surtout depuis la mort de son père, l’éminent docteur Dearly. Mais rien, dans sa délicate éducation victorienne, ne l’a préparée à un violent kidnapping, ni à survivre dans le camp d’une faction rebelle. Avec l’aide d’un séduisant soldat, elle devra pourtant surmonter ses craintes et ses préjugés pour comprendre la nature du véritable danger qui menace les vivants… comme les morts!
Mon avis
Dans un monde post-acopalyptique, de nouvelles cités ont été créées et appliquent les règles de l’époque victorienne. Tout le monde se vouvoie, les jeunes entre eux ou même les parents avec les enfants. Nora est la fille d’un héros national, hélas décédé. Vivant avec sa tante qui dilapidé sa fortune, elle ne peut compter que sur sa meilleure amie Pamela, issue d’une famille moins aisée. Lorsqu’elle est kidnappée par Bram, un zombie, toute sa connaissance de l’existence vole en éclat. Le roman alterne différents points de vue, celui de Nora, de Bram, de Pamela, et également d’autres personnes. Cela permet d’avoir une vision vraiment globale de l’histoire, à des endroits différents et des côtés (alliés ou ennemis) différents, et donc d’avoir pratiquement toutes les explications possibles pour l’évolution de l’intrigue. Par contre, la multiplication fait qu’on n’arrive pas à s’accrocher aux personnages de manière durable et cela coupe l’élan de l’action. Les chapitres ne se finissent pas vraiment en cliffangher, mais ça frustre quand même de ne pas pouvoir continuer avec le même personnage davantage qu’une dizaine de pages.
Alors que j’ai bien aimé Nora et son courage au départ, je l’ai trouvée de plus en plus effacée au fur et à mesure qu’elle découvre la réalité du monde qui l’entoure. A contrario, Pamela, qui se tenait en retrait, se révèle avec un enthousiasme surprenant, pleine d’humour et de courage. Il s’agit de mon personnage préféré de l’histoire alors qu’il n’est que secondaire. Bram est intéressant avec un passif et des émotions qui sont touchantes, j’aurai aimé que son personnage soit plus fouillé. J’ai eu du mal à croire à l’histoire entre Nora et Bram, même s’il est tout mignon avec elle, mais autant les créatures paranormales ne me dégoûtent pas, autant le fait qu’il s’agisse d’un zombie me répugne davantage, surtout que je ne vois pas l’issue (même s’il y avait un vaccin, cela ne redonne pas la vie non ?).
Le roman est très épais, un poil trop long, car il y a des longueurs au milieu du livre. C’est un roman qui fait le grand écart en roman historique et roman de zombies. Il s’agit de steampunk car on parle d’Aethernet et qu’il y a des ballons et des inventions mécaniques fabuleuses. Mais pour le coup, le décalage m’a paru trop grand entre les deux aspects pour que j’y adhère vraiment. La réflexion est tout de même intéressante avec la création des zombies et leur place dans le monde maintenant qu’ils existent, peuvent-ils s’intégrer et sont-ils dangereux ?
J’avais vraiment envie d’aimer ce livre, car le résumé m’avait séduite, mais j’ai eu du mal à m’accrocher. Cependant, j’aimerais bien savoir comment tout ça va se finir.