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Le monde de Francesca
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1 mars 2008

La Fille sans visage, Patricia Macdonald

La_fille_sans_visage

Présentation de l'éditeur

Hoffman, dans le New Jersey, une petite ville paisible, bourgeoise. Lorsqu’on apprend que le très estimé docteur Avery a poignardé sa femme, c’est la stupeur.
Nina, sa fille de seize ans, est convaincue de son innocence. Quinze ans plus tard, libéré sur parole Avery revient à Hoffman. Mais la ville est-elle prête à l’accueillir ?
Armée de ses seules certitudes, Nina n’a d’autre choix pour aider son père que d’explorer un passé familial douloureux. Peu à peu, les secrets des uns et des autres se dévoilent.
Et la mort frappe à nouveau. Un très grand thriller où les instincts  les plus noirs, les passions les plus féroces se dissimulent sous des apparences anodines. Jamais Patricia MacDonald n’aura autant mérité son titre de reine du suspense psychologique.

Mon avis

J’ai débuté ma lecture par le livre de Patricia MacDonald, dont j'avais lu récemment son premier roman, Expiation. J’avais déjà souligné les faiblesses de son écriture, à savoir le peu de profondeur de ses personnages, la légèreté de l’intrigue et l’absence de complexité et de part sombre de l’histoire. Mais bon, il s’agit de son style, et j’avais hâte de savoir si cet auteur s’était amélioré par la suite. Et bien, à la lecture de La Fille sans visage, je serai pratiquement tentée de dire, que non seulement, elle ne s’est pas améliorée, loin de là, mais que ça m’a l’air encore plus mauvais qu’auparavant.

Le Dr Duncan Avery, médecin réputé, vit à Hoffman, une petite ville des Etats-Unis, avec sa femme et ses 3 enfants, Patrick, Nina et Jimmy. Le couple s’entredéchire jusqu’à ce qu’on retrouve le cadavre de Mme Avery dans la maison. Duncan est reconnu coupable et passe 15 ans en prison avant d’être relâché en liberté conditionnelle. Nina, qui l’a toujours soutenu, l’emmène à Hoffman malgré sa désapprobation, l’hostilité de Patrick qui le croit coupable, et la gêne de Jimmy. Bien entendu, les secrets les plus vils remontent à la surface et le mystère plane toujours autour de la mort de Mme Avery.

Il n’y a pas de suspense, que des platitudes, des clichés et des grandes idées communes, le tout est fade et sans intérêt, ne mâchons pas les mots. Pour quelqu’un qui a un tant soit peu de jugeote, la solution de l’énigme se trouve facilement et rapidement, et je me demande même si Nina, le personnage principal, fait vraiment marcher ses méninges. Un brin condescendante envers son père, repoussant ceux qui veulent réellement l’aider, manquant de sentiments, elle m’a énervée sous tous les aspects, de sorte que je n’ai éprouvé aucune sympathie ni pour elle, ni pour sa cause. D’où une intrigue sans relief qui ne brille pas par son intelligence ou sa logique implacable. L’auteur se paye même le luxe de rajouter un semblant d’histoire d’amour, qui n’apporte rien à l’intrigue principale, et qui n’est même pas intéressante puisqu’il ne se passe, mais quand je dis rien, c’est rien du tout.

Dans ces conditions, ma lecture aurait pu être mortellement ennuyeuse ou heurtée, mais l’auteur sait y faire pour rendre le récit léger et facile, reconnaissons-lui au moins ce talent, à défaut d’autre chose. Du titre incompréhensible à bien des niveaux jusqu’à l’épilogue qui ne relève pas le niveau, rien n’a de grâce à mes yeux. Mais au moins, ça se lit comme du petit-lait mais ça s’oublie tout aussi aisément, de sorte qu’on n’a même pas envie de le relire au bout d’un temps car si l’intrigue est oubliée, reste le souvenir persistant d’une histoire sans profondeur et sans intérêt.

La Fille sans visage

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