Quelques critiques françaises + News

(montage trouvé ici)
Il y a une page sur Twilight dans Le Nouvel Obs du jeudi 8 janvier 2009 : les comparaisons m'énervent! Source
Du roman au film
Le phénomène «Twilight»
Tirée du best-seller de Stephenie Meyer, la love story de Catherine Hardwicke spécule sur le romantisme des ados
La lycéenne Bella Swan (Kristen Stewart) quitte la demeure maternelle et le soleil de Phoenix, Arizona, pour s'en aller vivre chez son père policier, à Forks, Washing ton, où il fait toujours gris, comme à Berck. A la cafétéria du lycée, elle rencontre Edward (le Britannique Robert Pattinson, qui incarnait Cedric Diggory dans «Harry Potter»). Ce simple regard a enfanté 58 millions de pages sur Google, dont un million de blogs en France - parmi lesquels il est souvent difficile de faire le tri entre l'enthousiasme gratuit et le pur marketing viral. Pour le dire en bon français, les twilighters affichent leur fanitude, ça fait trop du bien. Fervente blogueuse, Noémie, une Normande de 20 ans, étudiante en classes préparatoires ingénieur et vétérinaire, a gagné le concours organisé en juillet par Hachette. Elle a rencontré Stephenie Meyer à New York, où certains fans se font tatouer sur le bras «Et le lion tomba amoureux de l'agneau» - une phrase du livre. Noémie aime cette «histoire de désir interdit et d'amour impossible entre deux êtres. Edward, c'est le prince charmant. C'est un gentleman d'une autre époque. Les jeunes autour de nous n'ont pas ses manières galantes». Noémie s'est gendarmée en découvrant le langage de la bande-annonce française de «Twilight». «Est-ce que je te fous la trouille ?», demandait Edward à Bella. Presque un barbarisme dans la bouche sans crocs de ce barbare délicat. Label hollywoodien d'euro-raffinement, Edward danse avec Bella dans sa chambre à coucher au son du «Clair de lune» de Claude Debussy. Hélas, le tube de Debussy ne figure pas sur le CD de la b.o., numéro un du Billboard, où l'on retrouve, en revanche, «Supermassive Black Hole» du groupe Muse.
Dans une scène très «Devine qui vient dîner ce soir», Edward présente Bella à sa famille vampire. Dans le salon en bois clair bourgeois bohème, les parents donnent le change : ils cuisinent en écoutant «la Traviata», alors qu'en réalité ces vampires-là ne mangent point. En Américains bien intégrés, ils jouent au base-ball, mais seulement les jours d'orage, pour que le bruit du tonnerre couvre le choc titanesque de la balle contre la batte, ce qui nous vaut presque une séquence de quidditch, comme à Poudlard.
Traditionnellement, la figure gothique du vampire incarne la libération de l'instinct. Selon Sade, elle était «le fruit indispensable des secousses révolutionnaires. Pour qui connaissait tous les malheurs dont les méchants peuvent accabler les hommes, le roman devenait aussi difficile à faire que monotone à lire; il fallait donc appeler l'enfer à son secours et trouver dans le pays des chimères ce qu'on savait couramment en ne fouillant que l'histoire de l'homme dans cet âge de fer». Loin d'appeler l'enfer à son secours, «Twilight» convoque le vert paradis. Ici, le bouche-à-bouche tient lieu de corps-à-corps, à la façon chaste du baiser aérien, têtes sens dessus dessous, de Spiderman et de Mary Jane Watson. «Twilight» est un teen movie plaisant où les amours restent courtoises. C'est beau comme un volume de la collection Draculharlequin.
«Twilight», par Catherine Hardwicke. En salles actuellement.
Fabrice Pliskin
Le Nouvel Observateur - 2305 - 08/01/2009
Une critique négative du film par Télérama : (merci Naikyy!) Source
Les amours impossibles entre une jolie lycéenne et son vampire préféré ont enflammé tant de jeunes lecteurs à travers le monde qu'une adaptation ciné des best-sellers de Stephenie Meyer (Fascination, Tentation, Hésitation...) paraissait inévitable. Voici donc Twilight, qui attirera à coup sûr dans les salles des millions de fans... exposés à une cruelle déception. En effet, cette romance fantastique à gros budget fait subir aux descendants de Dracula une cure de mièvrerie à rendre diabétique le plus pervers des buveurs de sang.
La jeune Bella vient d'arriver dans le lycée d'une petite ville froide de l'Etat de Washington. Après moult échanges de regards, elle s'éprend follement d'un condisciple, le mystérieux Edward. Définition de « mystérieux » selon la réalisatrice : enduit de fond de teint blanc et beau comme un mannequin slip-et-chaussettes de La Redoute. N'empêche : ledit Edward sait faire tout un tas de trucs : bondir d'arbre en arbre tel un écureuil volant, déglinguer d'une seule pichenette n'importe quelle carrosserie... Surtout, au lieu de le faire tomber en morceaux, le soleil le fait scintiller comme la garde-robe de Céline Dion à Las Vegas.
Décrits par Stephenie Meyer, tous ces prodiges du vampirisme new age pouvaient sans doute faire rêver. Maladroitement illustrés et empilés dans le film, ils confinent au grotesque. Et surtout, là où le roman développait une intéressante métaphore sur l'apprentissage de la sexualité (Edward a peur de sa « faim » de Bella), Twilight manque totalement de mordant. Un comble.
Cécile Mury
Télérama, Samedi 10 janvier 2009
Et dans Le Parisien, ils ont demandé des réactions de spectateurs hier à Montparnasse et un mec a dit que c'était vraiment nul, Bella arrive chez les péquenots et tombe amoureuse... Je ne sais plus trop le contenu mais ça m'avait énervé!
Quelques nouvelles photos promo d'Edward et une enfin de Rosalie :



Voyez à qui Rob a envoyé sa carte pour la Saint Valentin... lol (source)

Par contre, pour l'anniverszaire de Kris, il a été plus généreux! (source)
"Kristen, you turned 18 while you shot "Twilight" and in return for your services you had to work longer that day - have there been any other gifts for you?
KRISTEN STEWART: Yes, i got some stuff from a few guys. Rob gave me a guitar, [the guitar] is just lovely and great."