Taking Chances, Molly McAdams

Présentation de l’éditeur
Eighteen year old Harper has grown up under her career Marine of a father's thumb. Ready to live life her own way and experience things she's only ever heard of from the jarheads in her father's unit; she's on her way to college at San Diego State University.
Thanks to her new roommate, Harper is introduced to a world of parties, gorgeous guys, family and emotions. Some she wasn't expecting yet, and others she never knew she was missing.
She finds herself being torn in two as she quickly falls in love with her boyfriend Brandon, and her roommate's brother Chase. Covered in tattoos, known for fighting in the Underground and ridiculously muscled...they're exactly what she was always warned to stay away from, but just what she needs. Despite their dangerous looks and histories, both adore and would do anything for Harper, including stepping back if it means she's happy.
Her first year away is turning out to be near perfect, but one weekend of giving in to heated passion will change everything.
Mon avis
Ce roman est à classer dans le nouveau genre de littérature, qui fait le buzz en ce moment, le New Adult. A mi-chemin entre la littérature young Adult et la littérature Adulte, le New Adult met en scène des personnages qui sont à l’université, entre 18 et 25 ans, et qui ont des expériences plus extrêmes et sont théoriquement plus matures. Il est donc davantage question de sexe, d’alcool, de drogue et de langage trash.
Après en avoir lu quelques-uns et adoré en particulier Beautiful Disaster de Jamie McGuire, j’ai trouvé ce roman sur Goodreads (ma Bible littéraire) et en lisant le résumé, j’ai trouvé que cela ressemblait beaucoup à BD. J’ai donc été très impatiente de le lire et je me suis jetée dessus, vu son petit prix (il est disponible uniquement en ebook).
Harper ne sait rien de la vie. Elle a grandi dans une base de Marines, entre son père taciturne et une bande de soldats chiens fous. A 18 ans, elle a décidé de vivre sa vie et de partir très loin et s’inscrit à l’université de San Diego. Elle rencontre sa colocataire de chambre, Breanna, qui va la « socialiser ». Au début, c’est drôle de voir Harper débarquer comme une oie blanche à des fêtes, s’habiller de manière sexy, avoir des contacts avec des garçons, etc… Mais elle se défend plutôt bien et a la chance d’être entourée de personnes gentilles et protectrices, dont Chase, le frère de Breanna, et Brandon, l’un des colocataires de Chase.
La première partie est sympathique, la découverte des personnages est excitante. L’histoire ressemble beaucoup à Beautiful Disaster,avec les mecs tatoués, qui font des combats clandestins, durs à l’extérieur mais trop choupinets à l’intérieur. Maiscomme c'est pour ça aussi que je voulu lire cette histoire, je ne m’en plains pas, bien au contraire.
Harper est à baffer encore plus qu'Abby, elle est innocente, totalement perdue par les sentiments qu’elle ressent envers Brandon et Chase et par la situation dans laquelle elle s’embarque. Elle prend plein de mauvaises décisions et ne fait que blesser les autres et elle-même. En plus, il y a un point qui est rédhibitoire dans les histoires que je lis, et elle le franchit, ça m’a énervée au plus haut point, et je voulais qu’elle souffre davantage. Mais non, l’auteur l’a dotée d’un entourage tellement affectueux, à la limite de la sainteté, qui lui pardonne immédiatement pour tout ce qu’elle fait, même après d’horribles choses qui mériteraient des claques et un dos tourné.
Je continuais tranquillement ma lecture, et là, paf, on a un gros twist auquel je ne m’attendais absolument pas, extrêmement touchant.
Mais cela a pour conséquence de donner un nouveau ton à l’histoire, triste mais aussi plus lent et terriblement guimauve. J’aime bien le sucré, mais là, c’est une indigestion, on marque un coup d’arrêt dans l’histoire, et le reste n’est plus qu’une succession de scènes cheesy qui deviennent vite barbantes.
Le style de l’auteur est un peu brouillon. On a parfois des avancées trop rapides dans l’histoire, un grand bond pour ensuite revenir en arrière sur les détails sous forme de flash-back. C’est déconcertant car j’avais parfois l’impression d’être perdue et d’avoir zappé des passages pour l’évolution et la compréhension de l’histoire, pour finalement me rendre compte que les explications se font après. La vision des femmes par l’auteur est terrible et je trouve complètement arriérée. Cet aspect m’a bien énervée aussi.
Bon voilà, vous avez compris que j’ai bien aimé le début de ma lecture, mais j’ai commencé à déchanter, et j’ai de plus en plus râlé auprès de Harper, de l’histoire et de la vision véhiculée de l’auteur. Travis et Beautiful Disaster sont inégalables !